50 milliards d’euros pour passer à la vitesse supérieure

Crédits photo : RG

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Alstom, Siemens invités à équiper la Russie avec des trains roulant à 400km/h

Le réseau de chemins de fer russe va connaître une brutale accélération alors que Moscou annonce la construction de 3000km de voies ferroviaires à très grande vitesse d’ici 6 ans. La priorité revient à la voie la plus fréquentée du pays, Moscou – Saint-Pétersbourg (660 km), pour laquelle les conditions préliminaires d’un appel d’offre seront connues en mars. Le choix du vainqueur doit survenir « fin 2012, début 2013 », a indiqué vendredi Denis Mouratov, directeur général de Skorostnye Maguistrali, la filiale grande vitesse de RJD, la société d’Etat des chemins de fer russes. La ligne, qui devra être opérationnelle en 2017 et permettre aux passagers de relier les deux villes en 2h40, nécessitera un investissement compris entre 9 et 33 milliards d’euros.

L’accélération a été déclenchée par la victoire de la candidature russe à l’organisation de la coupe du monde en 2018. Le premier ministre russe Vladimir Poutine a ordonné à RJD de « relier dans un réseau à grande vitesse les principales villes participant à la coupe du monde ». Une autre ligne reliera Moscou à Ekaterinbourg, dans l’Oural. En revanche, Denis Mouratov a annoncé que RJD renonçait à relier Moscou et Sotchi, 1700km plus au Sud.

Alstom est aussi bien placé que son concurrent allemand Siemens pour rafler mise. Mais il faut faire vite : les lignes doivent être opérationnelles avant 2018, date à laquelle la Russie organisera la coupe du monde de football. Et attention aussi à la concurrence chinoise et japonaise, qui maîtrise également la technologie de la très grande vitesse.

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