L'hospitalité russe n’a pas de frontières

Photo : Alexander Petrosyan/FocusPictures

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La Douma vient d’adopter une nouvelle loi permettant aux familles d'expatriés de recevoir librement des visas russes.

Une séparation temporaire avec l'être aimé ou un rendez-vous tous les quatre mois avec le service russe des migrations, tel était jusqu'à présent le sort réservé aux parents ou conjoints des spécialistes étrangers venus travailler en Russie. Le parlement russe a décidé de remédier à cette situation. Le 19 octobre, il a adopté en première lecture (le document sera soumis en tout à trois lectures) un projet de loi qui permettra aux conjoints des expatriés d’obtenir et de prolonger son visa de travail pour toute la durée de l’expatriation. C'est ce qu'a annoncé à La Russie d'Aujourd'hui l’un des auteurs du projet de loi, le chef du Comité de la Douma pour la législation constitutionnelle et l'action étatique, Vladimir Pliguine.

En outre, si le spécialiste étranger se déplace à l’intérieur de la Russie (pour une période inférieure à 30 jours), ou souhaite sortir du pays (pour une période inférieure à 90 jours), il ne sera plus soumis aux procédures d'enregistrement. Cette mesure, d'après M. Pliguine, devrait rendre la Russie plus attrayante aux yeux des cadres supérieurs étrangers.

La simple entrée sur le territoire russe a d’ores et déjà été simplifiée pour les expatriés le 1er juillet dernier. Sont concernés les personnes possédant une expérience de travail et un savoir-faire dans des domaines concrets, dont le salaire atteint au minimum 2 millions de roubles (environ 70.000 dollars) par an. La durée de leur visa de travail et de leur permis de travail est passée de 1 à 3 ans, l'un et l'autre pouvant d'ailleurs être prolongés à plusieurs reprises, mais pour une durée n'excédant pas trois ans à chaque fois. La durée de délivrance de ces documents est quant à elle réduite, passant de 4 mois à 14 jours ouvrables. Les employeurs ne sont plus contraints de demander au Service fédéral des migrations la permission d'inviter un travailleur étranger qualifié.

En outre, les personnes concernées par ces facilités ne seront pas soumises aux quotas régulant la main d'œuvre étrangère, approuvés par décret du gouvernement au début du printemps en fonction des demandes des employeurs. De sorte que les compagnies n’auront plus à patienter un an avant de faire venir le spécialiste convoité si leur demande n'a pas été déposée en temps et en heure, comme le fait remarquer le juriste de la compagnie de conseil « Ioukov, Khrenov et Partenaires », Maria Istomina.

Enfin, conformément aux nouveautés de la législation russe, les compagnies ne seront plus seules habilitées à faire le premier pas vers les spécialistes étrangers : ces derniers pourront désormais se faire connaître auprès des employeurs russes. A cette fin, ils pourront notamment déposer une demande à l'ambassade ou au consulat de Russie, dans laquelle ils devront prouver leur profession, expérience et réalisations. Cette information sera intégrée dans une banque de données spéciale, à laquelle auront accès des employeurs potentiels sur le territoire russe. Les détails concernant la formulation de cette demande ont été mis en ligne par le Service fédéral des migrations sur son site.


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