Les pariahs sont là

Peu de grandes stars au programme du MIFF qui démarre demain, mais des films au profil discret. Luc Besson présidera le jury pour une sélection de 15 œuvres , dont Ça commence par la fin, de Michaël Cohen, qui s’est fait étriller par la critique parisienne à sa sortie fin mai. En ouverture du MIFF, que patronne Nikita Mikhalkov, la projection du dernier Claude Lelouch : Ces amours-là, dont la presse ne s’est pas encore emparée puisqu’il ne sortira que le 10 septembre.

L’invitation de ces trois personnalités du cinéma français par Mikhalkov n’est pas un hasard. Une chose les réunit : le désamour de la presse. Besson et Lelouch ont toujours affiché le plus grand mépris pour la critique (qui le leur rend bien), abrités qu’ils sont derrière d’incontestables succès au box-office. Pour Cohen, dont la carrière démarre, tout reste à faire côté public. Quant à Mikhalkov, il vient de parvenir à mettre la critique et le public d’accord contre lui.

Le MIFF est un festival de série « A » comme Cannes, Venise ou Berlin, mais il arrive un peu tard dans la saison. Il reste pour cette raison boudé par les grandes productions et souffre d’être infiniment moins médiatisé que ses pairs. La présence de Besson à Moscou n’est sans doute pas étrangère à la sortie prochaine de son dernier opus : Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-sec, dont la projection clôturera le festival.

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