Lisbonne : les nouvelles règles du jeu

Aspects positifs
- Le traité de Lisbonne ferme la parenthèse de la crise provoquée par l’échec du projet de Constitution européenne, rejetée par referendums aux Pays-Bas, en France et en Irlande.
- La réforme des organes décisionnels de l'UE est terminée.
- Le poste de président du Conseil européen (nommé Président de l’UE par les médias) a été créé. Il est appelé à devenir le « visage » de l'alliance continentale regroupant les 27 Etats membres.
- Désormais, c’est le ministre des Affaires étrangères de l'UE qui sera chargé de la politique étrangère et de sécurité commune. A l'avenir, cela pourrait permettre à l'UE d'avancer de façon mieux réfléchie sur la scène internationale.
- Les pouvoirs de plusieurs institutions européennes, dont le Parlement, ont été étendus. Deux fois plus de décisions seront désormais prises conjointement par le Parlement européen et le Conseil de l’UE. Le Parlement européen disposera en outre du dernier mot sur le budget de l’Union.

Aspects négatifs
- Aucune procédure démocratique permettant d’attribuer la présidence de l’UE à une personnalité réellement influente n’a été prévue par le traité. Herman Van Rompuy peine à être considéré comme un politicien charismatique, et c'est peu dire.
- Le traité de Lisbonne est déjà en retard. Il est entré en vigueur après la mise en évidence des contradictions sur les moyens de sortie de la crise internationale entre la Grande Bretagne d’un côté et la France et l’Allemagne de l’autre.
- La procédure d’introduction de l’euro dans les pays membres de l’UE qui ne font pas partie de l’Union économique et monétaire n’a pas été prévue par le traité.
- Cette situation peut susciter de nombreux problèmes, en particulier pour l’Allemagne. En effet, d’importants engagements financiers ont été pris par Berlin à l'égard de la République tchèque et de la Hongrie, qui seront confrontées à de considérables soucis financiers au début de l’année 2010.
- Finalement, le traité laisse de côté nombre de problématiques, ce qui est néanmoins compréhensible, puisqu'il résulte d’un compromis entre les 27 Etats membres de l’UE.

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.