Ces accessoires d’espions étrangers découverts par le KGB

Les pistolets de paume de fabrication française « Le protector » contenaient dix balles. Compacts et aisément dissimulables, ils tenaient dans la main ou dans une poche sans attirer l’attention. Ils étaient mortels à bout portant. Les stylo-pistolets ne pouvaient tirer qu’une seule fois.

Les pistolets de paume de fabrication française « Le protector » contenaient dix balles. Compacts et aisément dissimulables, ils tenaient dans la main ou dans une poche sans attirer l’attention. Ils étaient mortels à bout portant. Les stylo-pistolets ne pouvaient tirer qu’une seule fois.

Ilya Ogarev
RBTH présente une collection d’armes et d’équipements spéciaux qui ont appartenu à des agents secrets étrangers démasqués par les services de contrespionnage russes et soviétiques ainsi que par les douaniers.
La lame dissimulée dans une canne était une arme de corps à corps prisée des agents étrangers. La lame pouvait être tirée telle une épée ou être dépliée pour se transformer en une sorte de lance. Certains modèles étaient dotés d’un lourd pommeau pour être utilisés comme une masse.
Les caméras placées dans des objets de tous les jours comme les briquets ou les montres sont les accessoires les plus saisis en URSS et en Russie.
Certains objets ont été utilisés pour dissimuler des technologies spéciales. Les supports à stylos contenaient des caches secrètes et les rasoirs étaient parfois équipés de caméras.
Les agents secrets étrangers récupéraient leurs ordres de mission, des messages codés et de l’argent via des boîtes secrètes en plastique, en métal ou en bois.
Les couteaux à lame éjectable aidaient les espions à se protéger des agents du contrespionnage.
Le pistolet paralysant/lampe torche était une arme utilisée dans le combat rapproché par les espions et les saboteurs. La charge électrique était assez puissante pour étourdir un ennemi et permettait à ainsi à l’espion de prendre la fuite ou de se cacher.
En 1985, les services de contrespionnage du KGB ont arrêté l’ingénieur Adolf Tolkatchev, qui travaillait pour Phazotron (le plus important développeur de radars militaires du pays). Il transmettait depuis des années des informations sur l’avionique soviétique à la CIA. Il a été condamné à mort en 1986 et fusillé.
En mars 1986, le secrétaire-adjoint de l’ambassade des États-Unis à Moscou et agent de la CIA Michael Sellers a été arrêté dans la capitale soviétique alors qu’il contactait un agent du contrespionnage du KGB. Pour changer son apparence, l’Américain avait utilisé une perruque et une fausse moustache. Après sa détention, Sellers a été expulsé du pays.
Un appareil servant à transmettre des informations de reconnaissance camouflé en arbre à trois branches a été découvert par les Soviétiques à proximité d’un aérodrome militaire en Allemangne de l’Est.
Les services de contrespionnage du KGB ont un jour découvert un enregistreur de pointe américain déguisé en souche d’arbre. Il a été localisé aux abords d’une base de défense anti-missile située près de Moscou. L’appareil enregistrait les données militaires et les transmettait à un satellite de reconnaissance.
Un manuel d’économie politique (lecture passionnante !) contenant un Liliput Kal 1925 de calibre 6.35 a été saisi chez un agent allemand juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale.
L’avion du pilote américain Francis Gary Powers, qui dirigeait une mission de reconnaissance à bord d’un U-2 espion au-dessus du territoire de l’Union soviétique, a été abattu le 1er mai 1960 par un missile sol-air près de Sverdlovsk (aujourd’hui Ekaterinbourg).
À ne pas manquer