Les cinq meilleurs films du festival en ligne Double dv@

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Le nouveau cinéma russe sera présenté avec des sous-titres anglais dans le cadre du festival en ligne Double dv@, du 11 au 22 avril sur le site d2.rg.ru. RBTH a sélectionné cinq films intéressants sur le programme.

En noir et blanc

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Un certain Nourik est victime du skinhead Iaroslav qui est « allergique au Caucase » et à ses ressortissants. Mais Nourik revient dans le monde des vivants en qualité… d’ange gardien de Iaroslav. Réunis par une force mystique, les deux compères sont forcés de chercher un terrain d’entente.

C’est le premier film du réalisateur Evgueni Cheliakine qui s’est longtemps spécialisé dans la comédie de situation en travaillant pour la télévision russe. Après la première, le film a été baptisé « d’hymne au politiquement correct » et de réplique russe des Intouchables français. Si ces épithètes ont droit de cité, le réalisateur a tout de même puisé son inspiration dans le cinéma soviétique classique.

Andersen. Une vie sans amour

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Tourner un biopic sur le grand conteur et poète danois Hans Christian Andersen était le rêve d’Eldar Riazanov, célèbre réalisateur, auteur de classiques russes comme L’Ironie du sort ou Romance de bureau. Pourtant, ce n’est qu’à l’âge de 78 ans qu’il a eu la chance de matérialiser son rêve, car cette réalisation compliquée exigeait d’importantes ressources. Or, ces dernières ont toujours manqué.

L’âge d’Eldar Riazanov a sans doute laissé sa marque : la légèreté l’ayant rendu célèbre a cédé sa place à des réflexions philosophiques sur le sens de la vie. Néanmoins, les critiques ont qualifié le film de l’un des plus notables de ces dix dernières années.

Adieu, Moskvabad

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L’un des mérites du film de la débutante Daria Poltoratskaïa est l’enchaînement des plans. Moscou est une ville d’une beauté extraordinaire où le niveau d’étrangeté dépasse toutes les limites.

Les principaux personnages sont la provinciale Macha, ancienne vendeuse d’un marché de Moscou qui, grâce à son amant, a la chance de trouver un emploi au Service des migrations, ainsi que le Tadjik Khassan, immigrant clandestin qui rêve de rentrer à Douchanbe.

Khassan ne se sent chez lui nulle part : il coopère avec le Service des migrations et lui balance d’autres migrants. Mais Macha est elle aussi pratiquement privée de droits : son amant a été tué lors d’une opération et elle sera bientôt obligée de quitter l’appartement de celui-ci. Un jour, les destins des deux personnages se croiseront et ce, sous un angle tout à fait inattendu.
 

Chagall-Malevitch

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C’est l’histoire de l’affrontement de deux génies de l’avant-garde russe. Dans les années 1920, Marc Chagall est venu dans sa ville natale de Vitebsk (aujourd’hui en Biélorussie) pour y fonder une école d’arts et en faire un petit Paris. D’autres représentants de l’avant-garde sont arrivés avec lui, notamment Kasimir Malevitch. Ce dernier est venu à Vitebsk fort de son suprématisme, c’est-à-dire comme un artiste affirmé. Il disait à tout le monde, y compris à Chagall : « Rattrapez-moi ! » Dans une telle situation, il n’y avait pas de place pour les deux artistes au sein de l’association.

Cette œuvre d’Alexandre Mitta est sans doute la première du cinéma russe moderne où un grand réalisateur réfléchit à l’histoire de l’avant-garde à travers les portraits des principaux représentants de ce courant.

Les héritiers

Source : Service de presseSource : Service de presse

Un débat télévisé réunit un politologue, un patriote, une star de la musique pop, plusieurs autres personnages et le présentateur pour évoquer le personnage et le legs du plus célèbre saint russe, Serge de Radonège. En pleine discussion, le présentateur apprend que son programme va être fermé. N’ayant plus rien à perdre, il joue le tout pour le tout et fait tomber les masques de l’Eglise, du pouvoir et des invités de son émission. Or, l’effet est loin d’être celui qu’il avait espéré.

C’est un film de Vladimir Khotinenko, l’un des plus célèbres réalisateurs russes de la « nouvelle vague » qui s’est formée après la chute de l’Union soviétique. Son film Miroir pour un héros lui a valu en 1987 le prix Vittorio De Sica en Italie.

Site du festival : d2.rg.ru

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