Festival Anima de Bruxelles: les réalisateurs russes en lice

Anima, le festival international du film d'animation de Bruxelles se tiendra du 5 au 14 février 2016. De la tendresse à l’absurde, en passant par le rire, RBTH vous présente les six courts métrages qui défendent les couleurs russes.

Mi ne mozhem zhit bez kosmosa / Nous ne pouvons pas vivre sans l'espace, Konstantin BRONZIT

Court-métrage, catégorie films professionnels

Source : Festival AnimaSource : Festival Anima

Tour à tour réalisateur pour le cinéma d'animation et pour la publicité, comédien pour des voix-off et caricaturiste, Konstantin Bronzit offre avec ce court-métrage de quinze minutes, une perle tragicomique narrant avec tendresse et ironie l'histoire de deux amis rêvant d'atteindre les étoiles en devenant astronautes. Leurs parcours, bien que différents, resteront intimement liés et ce jusque dans le dénouement poignant.

Alliant avec brio le thème de l'amitié, du rêve et de la conquête spatiale, ce court-métrage a déjà été primé aux festivals de Tokyo et de Zagreb en 2000. Il a également obtenu le prix prestigieux du Festival international du film d'animation d'Annecy 2015. Plus récemment, Nous ne pouvons pas vivre sans l'espace a été nominé aux Oscars dans la catégorie « Meilleur court-métrage d'animation », dont les lauréats seront connus le 28 février.

Konstantin Bronzit, membre de l'Académie nationale des arts et des techniques ainsi que de l'American Academy of Motion Picture arts and science est un habitué de la scène cinématographique; son film Au bout du monde, réalisé au studio Folimage en France, a récolté de nombreux prix internationaux. Il est également l'auteur de Switchcraft (1994) et d'Aliocha Popovitch et les serpents Tugarin (2004), deux œuvres bien connues du public russe.

Pro Mamu / Pour maman, Dina VELIKOVSKAYA

Court-métrage, catégorie films étudiants

Source : Festival AnimaSource : Festival Anima

C'est un hommage à sa mère que la jeune Dina Velikovskaya a voulu rendre avec ce court-métrage tout en douceur et sensibilité, en mettant en scène une maman africaine mais universelle par sa façon d'être, c’est-à-dire aimante, dévouée, préoccupée par le sort de ses enfants. Une maman qui leur donne tout ce qu'elle possède, en particulier ses longs cheveux magiques, qui les aideront à résoudre différents petites problèmes de la vie courante. Mais lorsque sa progéniture, sa raison de vivre, quitte le foyer, la voilà perdue, dépourvue. Heureusement, le temps lui réserve encore de belles surprises...

Dina Velikovskaya n'en est pas à son coup d'essai ; elle avait déjà réalisé Mon drôle de grand-père, un autre court-métrage tendre et mélancolique, et participé à d'autres films d'animation. Néanmoins, ceux-ci appartenaient toujours à la catégorie de films d'animation de marionnettes. Ce dernier petit bijou, simple mais empli d'émotion, repose quant à lui sur les principes de cartoons en noir et blanc rappelant les dessins africains.

Diplômée de l'Institut national de la cinématographie S. A. Guerassimov, la jeune réalisatrice est actuellement étudiante à l'école studio SHAR. 

Ptichka / L'oiseau, Yekaterina FILIPPOVA

Court-métrage, catégorie films pour jeune public

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Ce film d'animation de trois minutes sur la rencontre d'un petit oiseau et d'un hippopotame respire la fraîcheur, l'innocence et l'insouciance. Dans un univers doux et coloré, les deux nouveaux amis construisent une maison coquette pour y vivre ensemble.

Yekaterina Filippova donne l'occasion aux petits de s'émerveiller, tout simplement, et aux grands le bonheur de se perdre l'espace de quelques minutes dans l'enfance éternelle. Diplômée du “International Slav Institute” section acteur de cinéma et théâtre, elle fréquente aujourd'hui l’école studio SHAR.

Hard + Soft, Andrey BAKHURIN

Court-métrage, Nuit animée

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On éteint la lumière et on se laisse emporter par l'action et des sons assez... familiers. Un film d'animation qui se passe d'images et de musique pour faire la part belle à l'imagination, guidée par les apparitions comiques de messages informatiques qui frustrent notre quotidien. Les styles se mélangent, les mondes aussi, pour notre plus grand plaisir. 

Un peu étrange? C'est l'adjectif qui colle parfaitement au monde d'Andrey Bakhurin, qu'il veut un peu à part, à la limite de l'absurde et de l'obscure avec une touche de gothique, tout en créant des personnages "étrangement" attachants.

Son nom dans le milieu du cinéma d'animation est déjà connu, c'est un habitué des nominations et des récompenses. Son film d'animation Los dias sin dias a par exemple raflé la troisième place lors du Festival Animoweb-2004 en Italie, et ses réalisations ont été citées à maintes reprises lors du  festival d'animation de Turin ou encore pour le festival de cinéma Standing Rock Short Film Festival aux Etats-Unis, où il a obtenu la deuxième place.

Muravey y muravied / La fourmi et le fourmilier​, Alexey ALEXEEV

Court-métrage, Nuit animée

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De la musique, des animaux qui dansent et qui chantent, des situations cocasses et inhabituelles, ce court-métrage reproduit l'univers d'Alexey Alexeev, expérimenté dans l'art de l'animation. Après ses études à l'Institut national de cinématographie, il travaille pour le studio « Pilot » et dirige ensuite les studios « Baestarts et Varga ». Il est très souvent appelé à faire partie du jury de festivals internationaux de films d'animation.

Les leçons de morale et les films d'animation en longueur, très peu pour lui. La stupidité, il aime l'encenser et la mettre en scène, et il ne craint pas de paraître lui-même stupide avec son humour décalé.

Sa longue expérience lui a permis de trouver son style et d'en faire en quelque sorte sa marque de fabrique. En effet, ses animaux de la forêt sont régulièrement héros de ces réalisations, comme KJFG n°5 ou encore Log Jam.

Otchen Odinokiy Petukh / Le coq très seul, Leonid SHMELKOV

Court-métrage, Nuit animée

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Pourquoi un coq pond des œufs et les expédie par colis-express dans les nuages? C'est le premier pourquoi d'une longue série ! La solitude d'un coq entraîne décidément pas mal de chambardements... Leonid Shmelkov nous entraîne dans un monde d'absurdité et de folie en plein milieu d'une journée semble-t-il tout à fait ordinaire, une journée terne qui, sous nos yeux, devient une aventure palpitante.

Que se passera-t-il au détour de l'image? Le réalisateur, visiblement disciple d'Ivan Maximov, fait de chaque seconde du court-métrage un étonnement, un rire, une bulle comique. Notamment diplômé de l'école studio SHAR à Moscou, il a dirigé de nombreux courts-métrages d'animation entre autres pour PepsiCo Russia, mais aussi en indépendant, comme Pryg-skok (HopFrog) en 2012, Moy lichniy los (My Own Personal Moose) en 2013 qui ont raflé de nombreux prix. Otchen Odinokiy Petukh a quant à lui déjà été nominé pour certains festivals, comme le festival du court métrage de Clermont-Ferrand en 2014. 

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