Quatre films historiques russes à voir en 2019

Andrey Volgin/Bless-Film; Upgrade Vision; ARCHANGEL STUDIOS, 2019
Si vous en avez assez des films sur la Seconde Guerre mondiale, les réalisateurs russes ont des opus exceptionnels à offrir cette année : un bras-de-fer entre la Russie et l'OTAN en Yougoslavie, des soulèvements anti-tsaristes sanglants et le retrait spectaculaire des troupes soviétiques d'Afghanistan.

Ligne des Balkans

Ce film russo-serbe est basé sur des événements réels survenus au Kosovo, lorsque les Albanais planifiaient le génocide de la population serbe locale en 1999. Afin de protéger les Serbes, les soldats de la paix russes ont reçu l'ordre de faire une marche rapide et inattendue de Bosnie au Kosovo et de prendre le contrôle de l'aéroport local de Slatina avant l'arrivée des troupes de l'OTAN.

Selon l’intrigue de ce film, avant l’arrivée des soldats de la paix, un violent affrontement a opposé un minuscule groupe de soldats d’élite russes et des centaines de militants albanais du Kosovo. Bien qu’apparemment condamnés, ils ont campé sur leurs positions jusqu’au bout afin de tenir l'aéroport pour leurs camarades.

Ligne des Balkans a déjà obtenu un accueil chaleureux de la part du public russe et serbe, car le film exacerbe les sentiments patriotiques tout en ravivant l'amitié oubliée entre les deux pays.

« Après le film d’Angelina Jolie et beaucoup d’autres sur les "monstres serbes", ce film permet au moins de montrer une autre opinion. Et c’est génial que le film soit bon! », a écrit un spectateur.

Union de la Salvation

Au cours de la campagne russe en Europe contre Napoléon, de nombreux officiers ont pu constater de visu à quel point les conditions de vie différaient en Russie et à l'étranger. Ardents partisans de réformes, telles que l'abolition du servage et la monarchie, ces officiers ont organisé des sociétés secrètes. En décembre 1825, le tsar Alexandre Ier est mort et, alors que son successeur, Nicolas, n’était pas encore monté sur le trône, les conspirateurs ont décidé de provoquer un soulèvement.

Depuis la chute de l'Union soviétique, les cinéastes russes n'ont entrepris aucun projet majeur consacré à l'insurrection décembriste, comme la rébellion a été par la suite baptisée. Avec un budget de plus de 11 millions de dollars, le film promet d'être un spectacle qui restera dans l’histoire du cinéma russe.

Quitter l'Afghanistan

Après une longue pause, le cinéma russe revient sur le thème de la guerre d’Afghanistan. Quitter l'Afghanistan, sorti cette année, décrit les événements liés au retrait soviétique du pays. Une division de l'armée doit passer par le tunnel de Salang, qui est contrôlé par un important groupe de moudjahidines.

Pour assurer la sécurité du passage, le lieutenant Vassili Jelezniakov devient volontairement l'otage du chef afghan. En cas de problème, il le paiera de sa vie.

Ces dernières années, le sujet de la guerre d’Afghanistan est apparu dans le cinéma russe de manière sporadique. Quitter l'Afghanistan est le premier film d’action majeur sur ce conflit armé depuis 30 ans.

Couloir de l'immortalité

En 2019, la Russie célèbre le 75e anniversaire de la fin du siège de Leningrad, l'un des événements les plus tragiques de la Seconde Guerre mondiale, qui a coûté la vie à plus de 700 000 civils.

Les réalisateurs russes ne pouvaient rester indifférents à cet important anniversaire et ont donc proposé au public plusieurs films, dont Couloir de l'immortalité, qui raconte l'histoire d'un groupe de jeunes hommes et femmes qui construisent un chemin de fer secret reliant la ville assiégée au reste du pays.

Dans cet autre article nous vous expliquons pourquoi l’URSS a envoyé ses troupes en Afghanistan.

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