«Une ville qui valse»: comment une artiste visuelle russe capture l'ambiance de Paris

Nina Koltchitskaia / Left handed lovers
Nina Koltchitskaia, d'origine russe, a tourné des vidéos - teasers pour le livre À Paris, paru le 12 octobre dans les librairies de l'Hexagone. Nous lui avons demandé comment elle a travaillé avec Jeanne Damas et Lauren Bastide, les auteurs du livre, et quels sont ses nouveaux projets.

Vous avez tourné des vidéos avec Jeanne Damas et Lauren Bastide pour annoncer leur livre À Paris. Comment avez-vous travaillé avec les filles? Avez-vous percé les secrets du charme parisien?

Nina Koltchitskaia : Cela a été un grand plaisir pour moi de travailler avec les filles. C’était vrai, spontané, drôle et assez évident. Comme elles ! J’ai beaucoup appris, et nous avons beaucoup ri. C’était une aventure très riche et généreuse. Une grande balade dans une ville que nous aimons toutes beaucoup !

Quel est, à votre avis, le portrait de la vraie Parisienne?

Pour moi il n’y a pas « une vraie Parisienne », je ne suis pas très à l’aise avec ça. Il y a des personnes. Des hommes, des femmes, et il y a des villes. Des hommes et des femmes dans ces villes. Je parlerais plus d’atmosphère, d’air, de parfum qu’une ville peut offrir à une personne. Une ville embaume, valse avec ses habitants / habitantes, et c’est, selon moi, ce rapport-là qui est beau, important.

Vous êtes née à Moscou, mais vous habitez et travaillez à Paris. Comment vous sentez-vous?

J’ai vécu les dix premières années de ma vie à Moscou. Après avoir ensuite voyagé pendant quelques années à travers le monde, je vis et travaille depuis environ dix ans à Paris.

Je ne me suis jamais sentie comme « appartenant » à un lieu précis. Je m’imagine plutôt comme vivant des histoires d’amour avec toutes les villes qui m’inspirent, que je visite, ou celle que j’habite - Paris. J’aime observer les gens, qui vivent au rythme de la ville, mais qui lui donnent leur rythme aussi.

Paris et Moscou sont des villes très différentes, aux énergies toutes deux belles et fortes, mais différemment.

Je tombe amoureuse de Paris tous les jours. Et la Russie m’offre de grands instants de vérité, d’amour et de paradoxe.

Parlez-nous de vos dessins «Left handed lovers».

Les Lefthanded lovers parlent d’amour ! Étant droitière à l’origine, j’ai commencé ce projet en décidant un jour de dessiner mon amoureux de la main gauche, ma main du cœur. Puis ça s’est développé. Tracer l’amour d’un trait maladroit et fragile, les émotions, les rêves, accompagnés de petits poèmes. Sans protection, sans masque.

Sur quoi travaillez-vous actuellement?

Je continue de développer mon projet de dessins : j’aime l’idée que les « lefthanded lovers » puissent vivre sur d’autres supports que le papier. J’ai donc plusieurs collaborations prévues, avec des marques dont j’apprécie beaucoup l’univers, pour que mes dessins puissent être portés, ou bien devenir des objets ! Stay tuned !

Je continue aussi un projet de photos que j’ai commencé il y a quelques temps maintenant - cela s’appelle « color capsules ».

Biographie

Nina Koltchitskaia vit et travaille désormais à Paris où elle a étudié la littérature et la philosophie à la Sorbonne, ainsi que la photographie à l'ICART. Son travail se donne à voir au travers de nombreux médiums et techniques - principalement la photographie et le dessin - usant d'un même jeu de distance et de proximité avec ses objets.

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.

Plus d'histoires et de vidéos passionnantes sur la page Facebook de Russia Beyond.
À ne pas manquer