Journées du livre russe : panorama des œuvres à découvrir

Crédit : service de presse

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La sixième édition des Journées du livre russe, événement dont le point d’orgue est la remise du Prix Russophonie, se déroulera fin janvier à Paris et présentera au public français une palette d’écrivains baltes, biélorusses, ukrainiens et moldaves dans le but d'illustrer la richesse et la diversité culturelle et intellectuelle de la mosaïque russophone.

En prévision de cette grand-messe de la littérature russophone, prévue les 30 et 31 janvier 2015 à la Mairie du Ve arrondissement, nous vous proposons une sélection d’œuvres parues en 2014.

Un homme de peu d’Elisabeth Alexandrova-Zorina (traduction de Christine Mestre / Éditions de L’Aube)

 

« L’important, c’est de ne pas oublier que la vie n’a aucun sens et que c’est précisément son sens principal ».

Au-delà du Cercle polaire, une petite ville russe est aux mains de la plus terrible des mafias, de mèche avec les autorités locales corrompues jusqu’à la moelle. Ces hiérarchies sont parfaitement respectées jusqu’au jour où, sans l’avoir vraiment décidé, Savel Férosse le mal nommé, l’homme de peu, intervient pour arracher sa fille aux pattes des voyous. Et c’est bien malgré lui qu’il devient dès lors une sorte de justicier lancé dans une longue cavale, riche en rencontres et en péripéties. L’auteure mène avec une grande maîtrise un roman social qui a des accents de polar, flirte avec le fantastique et met en scène des personnages emblématiques, admirablement campés. 

Je viens de Russie de Zakhar Prilepine (traduction de Marie-Hélène Corréard / Éditions de La Différence)

 

Je viens de Russie est un recueil de miniatures écrites à la volée, sur les genoux de l’actualité. Autant que le sous-texte de ses romans, elles forment un condensé merveilleusement spontané de ses émotions, de ses colères et de ses intuitions.  Il y est donc question de politique, de littérature, d’histoire, d’amour, d’impressions de voyage, de tout ce qui le fait vivre et écrire à cent à l’heure. Zakhar Prilepine dit mieux que personne l’effroi que ressent la grande majorité des Russes devant « le magma incandescent qui cherche la sortie », autrement dit la menace d’effondrement général qu’il nomme Terra Tartarara. En contrepoint, il dit tout son bonheur de « venir de Russie », ses sensations d’enfance provinciale qu’il garde aussi fraîches que la délicieuse brûlure de la neige dans les bottes.

Pierre Pascal, la Russie entre christianisme et communisme de Sophie Cœuré (Éditions Noir Sur Blanc)

 

L’historienne Sophie Cœuré nous livre un ouvrage passionnant sur celui qui avant d’être le pape de la slavistique française entra en communisme pour vivre sa foi chrétienne. À travers la vie de Pierre Pascal, son cheminement, ses engagements et ses errances, c’est toute une époque qui nous est restituée.

Comme beaucoup de ceux qu’il accueillit sur les bancs de l’université, Pierre Pascal est d’abord tombé amoureux de la langue russe. Après la langue, c’est de la Russie qu’il tombe amoureux et de son peuple.

L’ouvrage de Sophie Cœuré éclaire sans fard la vie d’un homme exceptionnel, ceux qui le souhaitent pourront découvrir un nouveau volume du Journal (1928-1929) publié par les éditions Noir sur Blanc qui vient compléter les volumes précédemment publiés par l’Âge d’homme.

Histoires de Cimetière de Grigori Tchkhartichvili alias Boris Akounine (traduction de Luba Jurgenson / Éditions Noir Sur Blanc)

Œuvre sélectionnée pour le Prix Russophonie

 

« Savez-vous ce que je trouve de plus intrigant chez les habitants de Moscou, de Londres, de Paris, d’Amsterdam, et à plus forte raison de Rome ou de Jérusalem ? C’est que la majorité d’entre eux sont morts ». Ce n’est un secret pour personne, le maître du polar Boris Akounine est fasciné par la mort. Dans Histoires de cimetières, il convoque son alter ego, Grigori Tchkhartichvili, pour emmener son lecteur en excursion à travers six de ses cimetières préférés : le Vieux cimetière Donskoï à Moscou, Highgate à Londres, le Père-Lachaise à Paris, le Cimetière étranger à Yokohama, Green-Wood à New York, et le cimetière juif du mont des Oliviers à Jérusalem. Agrémentée de photographies et de dessins, chacune de ces visites est suivie d’une nouvelle inspirée par les lieux.

Le Persan d’Alexander Ilichevsky (traduction d’Hélène Sinany / Éditions Gallimard)

Œuvre sélectionnée pour le Prix Russophonie

 

Ilia Doubnov rentre dans sa ville natale, en Azerbaïdjan, après de nombreuses années passées à l’étranger. Devenu un géophysicien reconnu, il retrouve son grand ami d’enfance nommé Hachem, d’origine iranienne. Les deux protagonistes sont passionnés depuis toujours par la science et y consacrent leur vie, chacun à sa manière : Ilia travaille pour un grand groupe pétrolier, Hachem essaie de fonder une société utopique où règnerait une harmonie parfaite entre l’homme et la nature.
Dans cette région extrêmement polluée, Ilia décide de rejoindre le combat de Hachem et de tout faire pour sauver de l’extinction l’outarde houbara, un oiseau chassé par les fauconniers arabes jusque dans les contrées les plus éloignées de l’Asie centrale. Lorsque des émirs arrivent et essaient d’attraper les dernières outardes pour satisfaire « le Prince », l’utopie se transforme peu à peu en combat.

Préparé à base des informations fournies par les organisateurs ou disponibles sur les sites des maisons d'édition.

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