« Le simple mot « Russie » évoque des associations positives »

Source : Service de presse

Source : Service de presse

Cette année, le Centre de langue et de culture russes de l’Umons (Université de Mons) célèbre son 5e anniversaire. La Russie d’Aujourd’hui a rencontré son directeur, Olga Bainova, pour parler des evenemnets du centre et des interes des étudiant francais aux actualités russes.

Quels thèmes liés à la Russie les intéressent-ils le plus ?

Certainement le domaine littéraire. Un jour, nous avons reçu André Markowicz, traducteur en français contemporain des plus grands auteurs russes, et cette rencontre a révélé chez des étudiants le goût pour la traduction littéraire, dont nous avons fait désormais une de nos spécialités.

Puis tout ce qui touche à la vie politique et sociale en Russie d’aujourd’hui. Nous invitons volontiers des spécialistes pour en parler.

Comment vos étudiants réagissent-ils aux grands sujets d’actualité internationale, tels que le sommet du G20, la crise syrienne, le printemps arabe ou la situation au Congo ? La différence d’éclairage de ces sujets par la presse russe et occidentale a-t-elle une influence ?

Nos étudiants réalisent des dossiers d’actualité en se basant sur des agences de presse russes. Rapidement, ils s’aperçoivent que les points de vue sur un même problème (récemment la Syrie) peuvent être très différents de ce qui est transmis via d’autres médias.

Cela suscite de très intéressantes discussions.

Le Centre russe organise-t-il des colloques ou des débats pour discuter de ces sujets ?

Le Centre aide les étudiants à décrypter les complexes évolutions politiques et économiques en Russie et ailleurs, avec des intervenants extérieurs notamment.

Deux exemples nous viennent spontanément à l’esprit : l’exposé en 2012 de Laetitia Spetschinsky, docteur en Sciences politiques (UCL), sur l’élection présidentielle en Russie et la conférence consacrée aux échanges économiques belgo-russes avec la participation de l’AWEX, de Lukoil et de l’Ambassade de Russie en mars 2011 juste avant la mission princière belge en Russie.

Vos étudiants s’intéressent-ils davantage à la littérature russe classique ou contemporaine ? Et qu’en est-il du cinéma et de l’art russe au sens large ?

L’intérêt pour la littérature classique est incontestable. Cela dit, lors des ateliers de traduction de la FTI-EII, nos étudiants aiment bien s’essayer à la traduction d’œuvres contemporaines.

Deux d’entre eux ont ainsi traduit une nouvelle d’Andreï Kourkov qui a ensuite été publiée par les éditions Maggelan & Cie dans le recueil Nouvelles d’Ukraine.

D’autre part, nous avons un ciné-club proposant des films russes et soviétiques en version originale sous-titrée en français. Le sous-titrage est d’ailleurs le dada de certains de nos collègues.

Le Centre a-t-il uniquement une fonction de loisir ou contribue-t-il à approfondir l’intérêt des apprenants pour la Russie ?

Nos manifestations attirent un public très large. Les étudiants le visitent pour approfondir des questions linguistiques, culturelles ou de recherche scientifique. Le Centre stimule leur envie d’apprendre et offre des ressources complémentaires.

D’autres personnes viennent y emprunter des livres ou des DVD ou simplement s’y informer des activités organisées en Belgique autour de la russophonie.

Désormais, le simple mot « Russie » évoque des associations positives comme « réussite économique et sportive », « renouveau des relations interculturelles », « médiation diplomatique », « accessibilité et beauté géographique ». Bref : beaucoup de renouveau et de plaisir en perspective.

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