Erik Boulatov a reçu l’Ordre de l’Académie russe des arts pour « services rendus à l’art »

Crédit photo: Maria Tchobanov

Crédit photo: Maria Tchobanov

Au cours de la cérémonie parisienne de remise de cette distinction à l’artiste conceptuel âgé de 80 ans, le président de l’Académie russe des arts, Zurab Tsareli, a souligné que cette récompense constituait la plus haute distinction de Russie dans le domaine des arts et que sa création remontait au Tsar Pierre le Grand, inspiré par une visite effectuée à l’académie française.

« Tous les sages du passé ont expliqué que l’artiste ne devrait pas réagir aux hommages comme aux critiques. Mais lorsque votre travail est apprécié, lorsque il suscite le respect et l’intérêt, cela donne confiance, apporte de la force et de l’énergie créatrice », a reconnu Erik Boulatov au cours de la remise de l’Ordre.

Erik Boulatov est considéré comme l’un des fondateurs du Sots-Art, une tendance du Postmodernisme ayant émergé dans les années 70 du siècle dernier comme alternative culturelle à l’idéologie d’Etat.

Elève de Robert Falk et de Vladimir Favorsky, il est parvenu à réunir dans son œuvre les héritages de l’avant-garde russe et du réalisme. La méthode de création caractéristique et parfaitement reconnaissable de Boulatov consiste à créer une collision entre des textes de posters tirés de la réalité soviétique et un élément figuratif. 

En dépit du fait que son travail n’ait pratiquement jamais été exposé en URSS, les peintures de l’artiste ont commencé à être achetées à la fin des années 80 (souvent pour un montant symbolique) par des collectionneurs du monde entier.

En 1988, E. Boulatov a été désigné meilleur artiste de l’année d’après un sondage de l’UNESCO puis en 1989, il quitte la Russie. Depuis le début des années 90, l’artiste réside de manière permanente en France.

Il est aujourd’hui l’un des artistes contemporains russes les plus reconnus et les mieux côtés. Le coût de ses œuvres dépasse le million de dollars lors des ventes aux enchères.

Ses œuvres ont été exposées au Louvre, au Centre Georges Pompidou, au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris et au musée Maillol. En septembre de cette année, à l’occasion des 80 ans de l’artiste, Le Nouveau Musée National de Monaco a consacré une exposition-rétrospective à l’œuvre de E. Bulatov de 1966 à nos jours.

Malgré son âge avancé, Bulatov continue son travail de création. L’an dernier, l’artiste a crée l’emblème de la fête annuelle de la journée de Moscou : «  Meilleure ville du monde » et en a fait don à la capitale russe. 

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