Début d’expertise pour la dépouille présumée d’un général napoléonien découverte en Russie

Le général Gudin en campagne. (illustration de 1873)

Domaine public
Les spécialistes russes et français œuvreront à ce que son identité soit enfin révélée.

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L’expertise de la dépouille présumée du proche ami de Napoléon, le général Charles Étienne Gudin, mort près de Smolensk en août 1812, durant la Campagne de Russie, et dont les restes auraient été retrouvés cet été, a débuté, rapporte l’agence de presse TASS, informée par Nikolaï Makarov, directeur de l’Institut d’archéologie auprès  de l’Académie des sciences de Russie.

« Actuellement, des laboratoires russes et d’autres en France mènent parallèlement des travaux d’analyse de ces restes. Des échantillons ont été envoyés, de petites particules de tissus osseux, qui sont nécessaires pour l’obtention d’ADN et la comparaison avec celui des proches de Gudin, enterrés sur le territoire français », a-t-il déclaré, précisant que les résultats devraient se faire connaître dans les prochains mois.

À noter qu’en cas de confirmation de l’identité de ce célèbre général, la question du rapatriement de sa dépouille pourrait être soulevée.

Pour rappel, c’est lors d’une expédition archéologique organisée en juillet dernier par la Fondation pour le développement des initiatives historiques franco-russes, l’Académie des sciences de Russie et la Société militaire et historique russe, qu’au sein du Bastion royal du kremlin de Smolensk (369 kilomètres à l’ouest de Moscou) ces ossements avaient été découverts. Les chercheurs avaient alors émis l’hypothèse qu’il s’agissait de ceux de Charles Étienne Gudin, compte tenu que les marques des blessures subies par cet illustre personnage y figuraient, notamment une jambe amputée et l’autre endommagée.

Né le 13 février 1768, Gudin avait étudié à l'école de Brienne en même temps que Napoléon. Durant la campagne de 1812, il avait ensuite pris part à la bataille de Valoutina Gora, au cours de laquelle il sera mutilé et transféré à Smolensk, où il ne tardera pas à décéder. Son lieu d’inhumation était alors tombé dans l’oubli.

Dans cet autre article, nous vous expliquons comment le piège de Moscou s’est refermé sur Napoléon.

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