La fabrication du pain révolutionnée par une technologie russe

Fabrication industrielle de pain à Saint-Pétersbourg.

Fabrication industrielle de pain à Saint-Pétersbourg.

RIA Novosti/Vadim Zhernov
Une mini-boulangerie dernier cri ouverte en Russie permet de cuire du pain sans levure ni additifs artificiels et ce, 120 fois plus vite que d’après les technologies traditionnelles. Les inventeurs affirment que même les diabétiques pourront consommer ce pain. La technologie est déjà homologuée aux Etats-Unis, en Chine et en Europe.

La nouvelle technologie permettant de faire lever la pâte permet de cuire du pain complet sans levure ni additifs artificiels. Or, la production traditionnelle prévoit, outre la farine et l’eau, l’emploi d’agents antioxydants, de conservateurs et d’autres composés chimiques.

Le temps de préparation du pain est divisé par 120 grâce au nouveau procédé. Pour ce, les spécialistes russes ont décidé d’insérer dans la chaîne de production traditionnelle une machine à battre la pâte.

« Ce sont de vrais pionniers dans le domaine. A l’heure actuelle, la société a homologué sa technologie unique non seulement en Russie, mais également dans l’Union européenne, en Chine, au Canada et aux Etats-Unis, car c’est une invention d’actualité pour la fabrication à grande échelle », a indiqué Ekaterina Kozyr, experte des droits d’auteur et de brevets.

En sept heures de travail, le personnel de la mini-boulangerie fabrique environ 700 pains. « En battant naturellement la pâte au lieu d’attendre sa levée « chimique », il obtient un pain qui se conserve assez longtemps et qui, cinq jours plus tard, n’est pas encore rassis », a raconté Evgueni Perevoztchikov, le directeur de la société Avtom-2 qui a mis au point la technologie.

Arme biologique

Au cours de ces dernières années, les scientifiques ont publié les résultats de nombreuses études confirmant que les levures étaient mauvaises pour la santé. Par exemple, le docteur en biologie Alexandre Boldyrev a prouvé que la fermentation des levures dans le corps diminuait l’immunité et favorisait l’apparition de tumeurs cancéreuses.

Selon un représentant du laboratoire du marché alimentaire Pétrovski, Andreï Avérianov, 80% des adultes et 95% des enfants et adolescents dans le monde souffrent d’effets secondaires liés à l’emploi des levures.

« La production du pain se base sur l’utilisation de levures génétiquement modifiées qui provoquent la fermentation et la putréfaction, explique-t-il. Ce qui fait apparaître une flore microbienne et suscite des blessures des muqueuses gastro-intestinales. Les microorganismes pathogènes se retrouvent facilement dans le sang. La constipation, les varices, l’ulcère trophique et les calculs biliaires ne sont qu’un effet secondaire de l’attaque des levures. En fin de compte, les changements pathologiques dans les organes les plus importants transforment l’homme en un vivier de virus, de bactéries, d’infections fongiques ».

Séparer le bon grain de l’ivraie

Selon les auteurs de la nouvelle technologie, la société Avtom-2, un autre problème pour notre corps est la farine employée par l’industrie. Pour obtenir une farine bien blanche de qualité supérieure, les grains sont débarrassés de ce qu’ils ont de plus précieux : l’enveloppe et le germe. Il ne reste plus que la partie morte contenant essentiellement de l’amidon. Résultat : le foie est pollué d’une masse visqueuse et l’amidon reste dans l’organisme sous forme de mucus, recouvrant les parois des intestins.

Avtom-2 a décidé d’utiliser pour son pain uniquement de la farine complète qui contient les éléments du grain, notamment l’enveloppe et le germe, soit les parties biologiquement actives de la plante, excellentes pour la santé. En outre, la société a inventé le moyen de se passer de levure dans la fabrication du pain. « Un tel mélange contient bien moins de gluten que la farine raffinée », a fait remarquer Andreï Avérianov.

Et si jusqu’ici, le pain sans levure était fabriqué essentiellement par de toutes petites boulangeries, la nouvelle technologie permettra de lancer sa production à grande échelle, estiment les experts. « Par exemple, la part des petites boulangeries sur le marché européen ne dépasse pas 15%, ce qui fait monter le prix d’un tel pain, a-t-il noté. La nouvelle technologie  permettra aux fabricants de renoncer aux levures et de proposer aux clients un pain bon pour la santé à un prix raisonnable ».

Toujours d’après les inventeurs, leur technologie intéresse les boulangers d’Israël, de Turquie et des Pays-Bas. Les troupes russes ont d’ores et déjà apprécié le nouveau pain et ont signé avec Avtom-2 un accord sur la livraison de boulangeries indépendantes.

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