Actus start-ups : zombis, Yandex et le Parti pirate

Illustration : Anton Panin

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Zombis, Russie, Stalingrad : nouveau projet réussi sur Kickstarter

Vous pensez qu’aux yeux des créateurs étrangers la Russie est le pays des start-up « endormies », de Skolkovo et de projets de fusées qui s’écrasent et changent le monde ? Nous sommes désolés de vous décevoir : le projet qui, en une semaine, a recueilli 12 fois le montant souhaité sur Kickstarter est une nouvelle graphique sur la prise de Stalingrad par les zombis en 1943.

L’illustrateur Jeff McComsey, originaire de Lancaster, auteur d’une célèbre série de comics FUBAR, lève des fonds pour sa nouvelle graphique ; bien qu’avec un sujet pareil, il pourrait les lever au moins pour un jeu indie. Le projet intitulé Mother Russia est l’histoire d’une femme et d’un enfant, armés d’un fusil de sniper et entourés de 2 millions de zombis dans une Stalingrad assiégé en 1943.

Pour faire court : les zombis se sont emparés de la ville et ont mordu tous les fachos ; la Seconde Guerre mondiale s’est arrêtée, laissant derrière elle une horde de morts-vivants. Une seule femme sniper se cache dans un immeuble et abat les zombis un par un, jusqu’à ce qu’elle remarque sur une place un enfant qui a survécu de manière inexplicable.

Pendant que les geeks affolés tremblent à l’idée de savoir ce qui se passera après, l’artiste expérimental américain leur propose de verser un peu d’argent : il a recueilli $45 000 au lieu des $3 500 souhaités, et ce montant va croitre puisqu’il reste encore un mois.

La communauté Kickstarter semble être ravie de financer des projets fous non seulement dans les domaines du jeu et du cinéma, mais aussi dans celui des comics.

Alors que les Américains et les Européens ne cessent de s’étonner de la façon dont les Russes peuvent continuer à vivre avec les stéréotypes de la  Guerre froide, ils reproduisent ces mêmes stéréotypes dans chaque œuvre de culture populaire, au cinéma comme dans les comics.

Russie, Zombis, Stalingrad. Nous attendons la sortie de l’ouvrage avec impatience.

Yandex-offshore russe pour les USA, la Chine et les pays européens

La société Yandex vient d’annoncer qu’à compter du 13 septembre, les utilisateurs du système de paiements Yandex.Money pourront transférer les fonds depuis leurs portefeuilles électroniques et depuis les cartes bancaires liées directement sur les comptes bancaires des personnes physiques et morales dans les pays comme les Etats-Unis, la Chine, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Espagne, etc.

A ce jour, plus de 200 pays peuvent bénéficier de ces transferts. La commission pour cette opération s’élève à 3% du montant transféré, + 15 roubles.

« Les utilisateurs russes dépensent de plus en plus d’argent à l’étranger. Ils achètent des objets, des services, des jeux en ligne, envoient de l’argent à leurs proches », explique le service de presse de la société.

Selon les statistiques de la Banque centrale, pour la seule année passée, les Russes ont envoyé quelque $28,5 milliards à l’étranger, dont une grande partie en Suisse, en Chine, au Royaume-Uni et en Allemagne.

Yandex.Money fait partie des trois principaux systèmes de paiement russes à côté de WebMoney et de QIWI Wallet. Les trois acteurs se partagent 90% de tous les transferts électroniques du pays.

La demande croissante de la part des consommateurs pour des opérations d’argent électronique attire de nouveaux acteurs dans ce domaine. De nombreux établissements de crédit russe rajoutent les transactions Internet à leur offre de services.

Pourtant, malgré les statistiques qui montrent qu’1 Russe sur 15 règle ses achats avec de l’argent électronique, et que les portefeuilles électroniques sont utilisés par plus de 20 millions de personnes, la plupart des Russes n’ont jamais utilisé les systèmes de paiement électronique.

La majeure partie des transferts électroniques est effectuée par des étrangers qui résident ou travaillent en Russie.

Les pirates russes et européens unissent leurs forces

Le 4 septembre, à Luxembourg, un accord de création du Parti pirate européen a été signé ; désormais, le parti comprend les représentants des mouvements pirates allemand, suédois, finlandais, norvégien, français et russe.

Le manifeste élaboré en juin dernier annonce que les principaux domaines d’action du nouveau parti seront la lutte pour la transparence des organes du pouvoir et la réforme du droit d’auteur en Union européenne.

En outre, les « pirates » entendent présenter un front uni aux prochaines élections du Parlement européen en 2014, ce qui augmente leurs chances d’obtenir un plus grand nombre de sièges de députés.

Lola Voronina, coordinatrice internationale du Parti pirate russe, a exprimé l’espoir que la participation au mouvement européen permettra aux pirates russes d’obtenir un enregistrement officiel du Parti pirate russe.

Nous vous rappelons que le Parti pirate russe cherche également à légaliser son statut au sein de la Fédération de Russie. Le 5 septembre, ses représentants ont, pour la troisième fois, déposé la demande d’enregistrement auprès du ministère de la Justice russe. La dernière fois, le ministère a justifié son refus par le fait que le nom du parti ne correspondait pas à la législation en vigueur.

Les représentants du mouvement estiment que le ministère porte atteinte à leur droit d’association et les empêche « d’apporter une réponse civile symétrique au renforcement du contrôle de l’Etat sur l’Internet ».

 

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