Cinq anecdotes sur l’équipe cycliste Katusha

Crédit : Imago / Legion Media

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Le 29 janvier dernier, l’équipe cycliste Katusha a présenté son effectif pour la saison 2014. Trente sportifs du monde entier, dont de grands noms comme Joaquim Rodriguez et Daniel Moreno, défendront les couleurs russes dans les courses internationales les plus prestigieuses. Depuis sa création en 2008, Katusha a réussi à atteindre les sommets dans le monde du vélo. En marge de la nouvelle saison de cyclisme, La Russie d’aujourd’hui a décidé de vous raconter quelques anecdotes curieuses et parfois drôles de l’histoire récente mais agitée de l'équipe russe.

Maillot italien aux couleurs russes

En juin 2009, le coureur de Katusha Filippo Pozzato remporte les championnats d’Italie. Il se rend donc quelques semaines plus tard au Tour de France avec le nouveau maillot de Katusha complété du drapeau italien, mais aux couleurs russes. Ce maillot n’a pas plu à la Fédération cycliste italienne car il ne répondait pas aux normes sur les tenues sportives des champions nationaux. 

Il a finalement dû changer de maillot quelques fois avant d’arriver à un compromis avec la fédération italienne. La situation était telle que chaque fois que Pozzato se présentait au départ avec un nouveau maillot, on plaisantait en disant qu’il avait de nouveaux vêtements pour chaque jour.

Miracle de courage

Le Tour de France 2012 a réservé quelques mauvaises surprises à Katusha. Lors de la sixième étape, le coureur de l’équipe Oscar Freire est pris dans une grave chute collective à 70 kilomètres de l’arrivée. Il décide cependant de se relever et de continuer la course, et ce malgré les fortes douleurs qui persistent au niveau de la poitrine. Le directeur sportif a proposé à Freire d’abandonner mais ce dernier a refusé, répondant qu’il devait absolument finir l’étape. Au final, Freire a tenu parole en faisant preuve d’un courage et d’une ténacité incroyables. Plus tard à l’hôpital, on lui diagnostiquera quelques côtes fracturées, mais aussi une blessure très grave : une des côtes lui avait perforé le poumon. Heureusement, tout s’est bien terminé.

En 2010, un autre coureur de Katusha Alexander Pliouchkine a terminé les quatre dernières étapes du Tour avec près de 40 °C de fièvre. Il est non seulement resté debout, mais a également réussi à aider son coéquipier Alexander Kolobnev à terminer à la troisième place de l’une des étapes de montagne les plus dures.

Les aventures hors du commun de Katusha se sont poursuivies au Giro 2013. Dans un virage très glissant et dangereux de la neuvième étape, le coureur Ángel Vicioso a heurté une voiture mal garée en face du tournant. Le cycliste a été gravement touché, mais lorsque la voiture de l’équipe s’est approchée de lui, il a insisté pour continuer la course. Finalement, Vicioso a héroïquement achevé l’étape. L’examen médical à l’hôpital a montré une côte, une omoplate et un doigt fracturés. Il n’a évidemment pas pu continuer la compétition. Lorsqu’on a ensuite demandé à Vicioso pourquoi il n’avait pas abandonné directement après la chute, il a répondu : « Je n’étais pas certains d’avoir une fracture. Et s’il s’avérait que mes blessures n’étaient pas si graves, je ne me serais jamais pardonné d’avoir laissé tomber l’équipe sans l’avoir aidée ».

Chemin vers les victoires

En mars 2012, l’équipe Katusha a participé au Tour de Catalogne, comptant pour le World Tour. Il fait généralement chaud dans les Pyrénées à cette époque de l’année, mais la veille de la troisième étape au matin, l’hôtel dans lequel logeait l’équipe russe était complètement paralysé. De la neige était tombée la nuit, bloquant la voiture et le bus de l’équipe, mais aussi les portes de l’hôtel.

Il était pratiquement impossible de prévoir une telle situation. Il a donc fallu trouver une solution d’urgence pour descendre dans la vallée et prendre part à la course car le temps était compté. C’est pourquoi les coureurs de l’équipes se sont armés de pelles et, avec l’aide des employés de l’hôtel, ont dégagé les voitures et le bus avant de nettoyer la voie afin d’avoir accès à la route. Katusha a finalement réussi à se présenter au départ malgré des conditions difficiles.

KAT10CHA, KATIOOUCHA ou KATIOLLIIAO

Une anecdote amusante s’est déroulée en 2010. On a demandé au coureur de Katusha Robbie McEwen ce qu’il pensait du nom de son équipe. L’Australien a répondu qu’il trouvait cette appellation très belle et mélodieuse… et qu’il aimait surtout le chiffre 10 (qui est en réalité la lettre russe « Ю ») au milieu du mot. En Europe, on ne connaît pas la lettre « Ю » et durant les premières années d’existence de l’équipe, en 2009 et 2010, son nom était souvent estropié. On écrivait parfois « 10 » au lieu de « Ю », voire « LII » à la place du « Ш », ce qui donnait des noms farfelus comme « Katiolliia » ou « Katiooucha ».

Aujourd’hui, de telles erreurs sont devenues impossibles : l’équipe compte désormais de nombreux supporters qui apprennent à bien prononcer son nom, tout comme les commentateurs des télévisions européennes, Katusha étant devenue de plus en plus connue ces cinq dernières années.

Perte inattendue

En septembre 2013, les coureurs de l’équipe Katusha devaient participer aux championnats du monde de cyclisme en Toscane. Mais la nuit, des voleurs se sont introduits dans le camion de matériel technique, garé en face de l’hôtel, et ont dérobé 14 vélos.

Le vol a été constaté la veille du départ groupé du championnat du monde. Heureusement, le siège de l’équipe ne se trouve qu’à 300 kilomètres. Ainsi, des vélos ont pu être fournis le soir même grâce aux efforts coordonnés de la direction. Il restait toutefois un autre problème à régler car les vélos n’avaient pas été préparés pour la course. Les mécaniciens ont dû travailler toute la nuit, de huit heures du soir à sept heures du matin, pour assurer que les vélos soient prêts pour la course.

Article original publié sur le site de Gazeta.ru

 

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