Djibril Sissé : « Je suis venu à Krasnodar pour réintégrer l’équipe de France »

Crédit photo : Reuters

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Le nouveau venu à la « Kouban » parle de son arrivée en Russie, des Jeux olympiques de Sotchi et de ses perspectives immédiates. L'attaquant français n'oublie pas l'équipe de France et espère que son arrivée à Kouban lui servira de tremplin pour réintégrer la sélection nationale.

Djibril Sissé, l’attaquant français primé, âge de 31 ans, a signé un contrat avec la « Kuban » selon le schéma « 1+1 ». La direction de la « Kuban » compte beaucoup sur le talent du Français et Sissé lui-même désire prouver par son jeu en Russie à Didier Deschamps, entraîneur en chef des « tricolores », que le moment n’est pas encore venu de le radier.  

Djibril, pourquoi avez-vous pris la décision de quitter la célèbre équipe de Londres « Queens Park Rangers» pour rejoindre l’équipe de « Kuban », mystérieuse selon les normes du football ?

Tout est très simple. Malheureusement, durant la saison précédente, nous n’avons pas été capables de maintenir en première ligue et on a proposé aux joueurs les mieux payés de QPR de chercher à adhérer à de nouveaux clubs.

J’ai joué pendant quelques mois sur prêt dans l’équipe qatarie « Al Gharafa », puis en fin de compte, j’ai décidé que je suis encore capable de jouer en Europe. Un peu plus tard, j’ai été contacté par des représentants de la « Kuban » qui m’ont offert un contrat complet. Ma nouvelle équipe va jouer dans la Ligue Europa et le championnat de Russie est l’un de ceux qui marquent le plus de progrès en Europe. 

Vous vivez depuis plus d’un mois déjà à Krasnodar, est-ce que cette ville vous convient ?

 Durant ma carrière, j’ai vécu dans de nombreuses villes du monde et je peux affirmer qu’à Krasnodar, je me sens très bien. C’est une ville très moderne qui bénéficie d’un climat agréable et d’une infrastructure bien développée. La mer est près de la ville et c’est un grand avantage.

Non loin de Krasnodar est située la ville de Sotchi, où l’hiver prochain auront lieu les Jeux olympiques...

 Oui, et si dans nos entraînements il y a une petite pause, je me rendrai certainement à Sotchi pour observer les performances des sportifs.

À la « Kuban », tu as choisi le numéro 13. En Russie, on considère qu’il porte malheur. Le sais-tu ?

À vrai dire, non. Le numéro 13, c’est celui du département où je suis né, dans la ville d’Arles. Et comme tous les numéros retenus traditionnellement par les attaquants étaient occupés au moment de mon arrivée, je compte sur ce numéro pour qu’il me porte bonne chance.

Que sais-tu du football russe ?

Sur les terrains de football, j’ai eu plus d’une fois l’occasion de rencontrer des équipes de Russie. Je sais que le football dans votre pays est assez rapide, qu’on y utilise beaucoup les courtes passes, qu’il y a de nombreux joueurs habiles et que durant les dernières années, on constate une considérable élévation du niveau de la première ligue russe.

Mais tout cela, c’est, pour ainsi dire, des impressions d’un observateur extérieur. Alors qu’à présent, j’aurais la possibilité d’évaluer personnellement le championnat de Russie.

As-tu renoncé définitivement à réintégrer l’équipe de France ?

Mes relations avec l’équipe de France sont particulières. J’adore mon pays, j’adore les émotions qui m’envahissent lorsque je mets le maillot des «tricolores». Je suis venu à Krasnodar pour réintégrer l’équipe de France.

Je sais parfaitement bien que pour cela, il me faut faire une très bonne saison dans mon nouveau club. Je pense que si la « Kuban » atteint ses objectifs durant la saison à venir et que si je marque régulièrement, tout est possible.

Quand seras-tu prêt à jouer pour la « Kuban » ?

 Cette semaine, les clubs ont réglé les derniers détails de mon transfert et je me rendrai avec l’équipe pour un match à Tomsk. Et si l’entraîneur veut bien me confier une place dans l’équipe et que j’arrive à me distinguer dans ce premier match, je serai le plus heureux des hommes.

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