Universiade de Kazan : un test avant les JO de Sotchi

"La participation internationale est en hausse, au total 125 pays seront représentés à l’Universiade". Crédit photo : Egor Aleev / RIA Novosti

"La participation internationale est en hausse, au total 125 pays seront représentés à l’Universiade". Crédit photo : Egor Aleev / RIA Novosti

L’expérience obtenue dans le cadre de l’organisation de l’Universiade de 2013 à Kazan (Tatarstan) contribuera à la préparation des Jeux olympiques de Sotchi, estime Vladimir Leonov, chef de la direction exécutive du comité d’organisation de l’Universiade. Dans son interview, M.Leonov nous a dévoilé les particularités des compétitions sportives organisées dans la capitale du Tatarstan.

À quelle étape est actuellement la construction des installations sportives pour l’Universiade de Kazan ?

L’Universiade se tiendra sur 49 installations, dont 19 construites avant que nous eûmes obtenu le droit d’organiser les compétitions en 2013 et qui subissent actuellement une rénovation.

Quant aux installations neuves, durant les 4 dernières années on a construit 28 stades, dont plusieurs sont déjà utilisés par la population et hébergent des groupes sportifs. Toutes nos installations sont modernes, de haute qualité et correspondent à tous les règlements techniques.

Avant mars, il nous reste à terminer la construction des deux plus grandes arènes, ce sont le Palais des sports nautiques et un stade de football pouvant accueillir 45 000 spectateurs. L’année dernière, nous avons organisé 12 compétitions de test, cette année, conformément à notre calendrier, nous devrons en organiser 10, ce seront principalement des épreuves de sports nautiques.

Est-ce que vous coopérez avec le comité d’organisation des Jeux de Sotchi de 2014 ou bien travaillez indépendamment ?

Nous sommes en étroite coopération avec les représentants du Comité olympique, et nous coopérons également avec les organisateurs de la Coupe du monde de 2018 (qui se tiendra en Russie) ; en plus, nous participons activement à l’organisation de ces deux événements.

Notamment, après la fin de l’Universiade de Kazan, la plupart du personnel et des bénévoles impliqués se rendront à Sotchi pour prendre part aux Jeux olympiques. D’un point de vue opérationnel, l’Universiade et les JO sont similaires, par exemple en ce qui concerne le transport. À Kazan et à Sotchi, l’organisation des compétitions est effectuée par les mêmes institutions.

En outre, nous avons les mêmes conseillers et développeurs du programme de billetterie. Tous nos employés, y compris même les conducteurs, travailleront également à Sotchi. En général, l’Universiade représentera pour la Russie un test important, car notre stratégie d’organisation de futurs événements, y compris des Jeux olympiques, dépendra largement des résultats de nos activités à Kazan.

Le comité d’organisation avait déclaré à plusieurs reprises que les compétitions à Kazan seraient uniques. Comment envisagez-vous de le prouver?

Cette Universiade est unique car elle est destinée à devenir sans aucun doute la plus grande de l’histoire. Comme j’avais dit auparavant, 27 sports seront représentés à ces compétitions, avec 351 épreuves disputés (à Sotchi, il y en aura 302).

La participation internationale est en hausse, au total 125 pays seront représentés à l’Universiade, soit 12.500 athlètes, et nous croyons en plus que ce n’est pas le chiffre définitif : encore un millier de sportifs pourraient se présenter aux compétitions. En outre, près de 50 installations olympiques accueilleront les épreuves. Croyez-moi, ce sera la première fois que l’Universiade aura une telle envergure.

Compte tenu du fait qu’il n’y aura pas de billets gratuits, comment envisagez-vous d’attirer les spectateurs ?

Ce qu’on obtient gratuitement on ne l’apprécie souvent pas, et ce n’est pas évident que nous aurions pu attirer beaucoup de gens en distribuant gratuitement des billets. La vente des billets pour les compétitions des étudiants est pratiquée dans le monde entier, et ce n’est pas du tout cher, le prix se chiffre entre 30 et 300 roubles (0,7 à 7,4 euros).

Il y a une demande de la part des supporteurs étrangers, mais elle n’est pas si forte que ça, entre 5 et 10%. Ce sont principalement les habitants de Kazan et du Tatarstan qui veulent assister aux compétitions, ainsi que les résidents de Moscou et de Saint-Pétersbourg.

Près de 30% des billets seront ceux d’invitation, en outre les billets seront distribués par divers moyens sociaux, notamment via les étudiants des universités qui sont parmi nos partenaires. Les ventes ont débuté le 6 juillet 2012, maintenant nous avons terminé la distribution sur le Web et il ne reste que les moyens hors ligne.

}

Durant des grands événements, il y a souvent le problème de disponibilité des transports. Comment sera-t-il géré à Kazan ?

Effectivement, le problème des transports durant l’Universiade était le premier que nous avons commencé à résoudre. Je peux vous dire qu’avant le début des compétitions, nous lancerons une ligne spéciale de tramway. En outre, trois stations du métro seront ouvertes à Kazan, et, comme à Sotchi, on lancera une navette train pour relier l’aéroport au centre-ville, le trajet ne prendra que 15 minutes.

Nous menons également des entretiens avec Aeroflot [la plus importante compagnie aérienne russe - ndlr] sur l’augmentation du nombre de vols pour la période des compétitions, du 1er au 20 juillet, et avec Rosaviatsia [Agence fédérale russe des transports aériens - ndlr] pour qu’elle nous fournisse un « ciel ouvert » pendant ce temps.

Mais l’essentiel pour nous, c’est de tomber d'accord avec les autorités pour assurer des transports publics gratuits pour tous les participants et les hôtes possédant des billets. Nous sommes en train de résoudre cette question, nous aurons encore besoin de parvenir à un accord avec tous les partenaires, dont le métro, le trolley, le bus et le tramway.

Paru sur le site d'Izvestia le 19 février 2013.

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.

Plus d'histoires et de vidéos passionnantes sur la page Facebook de Russia Beyond.

Ce site utilise des cookies. Cliquez ici pour en savoir plus.

Accepter les cookies