Crash du Tu-154: ce que l’on sait trois jours après le drame

Fleurs et bougies à Simferopol.

Fleurs et bougies à Simferopol.

Max Vetrov / RIA Novosti
Les deux enregistreurs de bord du Tu-154 militaire qui s’est abîmé dimanche matin dans la mer Noire ont été retrouvés. Les premières données obtenues écartent la piste de l’attentat, une des hypothèses initialement privilégiées. Selon des sources proches de l’enquête, un défaut de fonctionnement des volets serait à l’origine de la catastrophe.

Mercredi, la deuxième boîte noiredu Tu-154 du ministère russe de la Défense qui s’est écrasé dimanche en mer Noire a été retrouvée. Mardi soir, la première boîte noire contenant les conversations de pilotes a été décryptée, ce qui a permis de réduire le nombre des versions du crash, a fait savoir le ministère russe de la Défense. Toutefois, souligne le département militaire, il serait prématuré à ce stade de tirer desconclusions définitives.

Se référant à des sources proches du dossier, l’agence Interfax a rapporté qu’unproblème lié aux volets (également appelés dispositifs hypersustentateurs) serait à l’origine de l’accident qui a coûté dimanche la vie à 92 personnes qui se rendaient en Syrie. Selon les premiers éléments recueillis, les volets des ailes du Tupolev n'ont pas fonctionné correctement.

Le site d'informations Life.ru confirme cette thèse. Se référant à ses sources, il précise que l’un des pilotes évoque la panne des volets puis lance : « Commandant, nous sommes en train de tomber ».

Il convient de noter par ailleurs que si dimanche la piste de l’attentat terroriste faisait encore partie des trois hypothèses privilégiées par l’enquête, le Service fédéral de sécurité FSB a annoncé lundi n’avoir trouvé aucune trace d’attentat ou de sabotage.

Ce qu’en dit le principal témoin

D’après le quotidien Kommersant, un employé du service des douanes du FSB a été témoin oculaire du crash. Selon ses dires,  l’appareil a subitement commencé à perdre de l’altitudetout de suite après le décollage, comme s’il s’apprêtait à se poser sur la surface de la mer.

Toutefois, indique le témoin, la position de l’appareil était peu habituelle : l’avion descendait à basse vitesse et avec un nez en position très élevée par rapport à la partie postérieure. Un instant plus tard, l’avion a heurté la surface de l’eau avec sa queue et s’est désintégré.

Opération de recherche

Lancée dimanche, l’opération de recherche des victimes et de fragments de l’appareil se poursuit et implique 3 600 personnes et 500 unités d’équipement.

Les débris de l’appareil, qui a disparu des écrans des radars trois minutes après son décollage de Sotchi, ont été retrouvés à 1,7km de la ligne côtière.

Selon les dernières données du ministère russe de la Défense, 15 dépouilles des victimes et 239 fragments de l’appareil ont été remontés à la surface jusqu’à présent.

Rappelons que l’appareil du ministère de la Défense se rendait à la base aérienne de Hmeimim, en Syrie. Au moment du crash, 92 personnes se trouvaient à bord de l’appareil, dont des membres de l’Ensemble Alexandrov (Chœurs de l’Armée rouge), des journalistes et le médecin et philanthrope Elizaveta Glinka

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