Le comité d’enquête ouvre une affaire pour outrage à la personne de Mizoulina sur internet

Olga Batalina (à gauche) et Elena Mizoulina. Crédit : Itar-Tass

Olga Batalina (à gauche) et Elena Mizoulina. Crédit : Itar-Tass

Le comité d’enquête de Russie a ouvert une affaire pénale concernant l’outrage sur internet aux personnes d’Elena Mizoulina et d’Olga Batalina, députées de la Douma russe. Le procès pénal a été intenté au motif des délits envisagés dans les articles 128.1 et 319 du code pénal russe : calomnie et insulte envers un représentant public.

Le comité d’enquête de Russie a ouvert une affaire pénale concernant l’outrage sur internet aux personnes d’Elena Mizoulina et d’Olga Batalina, députées de la Douma, selon un communiqué du 29 juillet sur le site du comité d’enquête. L’identité de l’offenseur n’est pour l’instant pas officiellement établie, bien que plus tôt Mizoulina et Batalina aient déposé plainte auprès du procureur pour une publication sur le Twitter de l’organisateur de la gay pride moscovite, Nikolaï Alexeev.

Le comité d’enquête a intenté le procès pénal au motif des délits envisagés dans les articles 128.1 et 319 du code pénal russe (calomnie et insulte envers un représentant public). Selon la version de l’instruction, « des inconnus » ont publié sur internet des matériaux contenant des insultes publiques visant Mizoulina et Batalina entre mai et juin 2013, ainsi que de faux renseignements en connaissance de cause, au sujet des activités professionnelles de Mizoulina. 

Entre temps, plus tôt lundi, on a appris que Mizoulina, qui dirige à la Douma la commission des affaires familiales, et que Batalina, sa première adjointe, ont jugé illégaux les tweets d’Alexeev à l’aide desquels l’activiste gay avait l’adoption de la loi qui interdit la propagande des sexualités non traditionnelles auprès des mineurs. Mizoulina a déclaré qu’il convenait, en guise de sanction, d’envoyer Alexeev en travaux forcés « en corbillard », « où il ne pourra pas pratiquer la propagande gay ». 

La loi sur l’interdiction de la propagande des relations non traditionnelles, pour laquelle Mizoulina a joué un rôle primordial, et qui a été adopté à la Douma en juin dernier, a suscité de vives critiques de la part des représentants de la communauté LGBT et des défenseurs des droits humains. Selon les opposants à la loi, il ne donne pas de définition claire du terme « propagande » et conduit à un déni des droits civiques des homosexuels. Parmi les critiques se trouvaient Alexeev, qui, avec ses partisans, a demandé au ministère public de poursuivre Mizoulina pour incitation à la haine en tant que responsable publique.

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