Les entreprises pétrolières russes prévoient d'investir dans l'économie 20 MDS de dollars au Venezuela

Dessin de Niyaz Karim

Dessin de Niyaz Karim

Peu de temps auparavant, les négociations avec les autorités vénésuelliennes ont été menées par la société Gazprom Neft, et maintenant c'est avec la Rosneft qu'elles traiteront.

En septembre dernier, la société Rosneft a signé avec la Corporacion Venezolana del Petroleo (CVP), filiale de la société pétrogazière Petroleos de Venezuela (PDVSA), un accord de création d'une joint-venture. Selon Igor Setchine, Président de la Rosneft, elles vont investir dans un des gisements 16 milliards de dollars. De plus, les sociétés pétrolières russes ont l'intention d'investir 20 milliards de dollars dans le pays.

Dans l'histoire des contrats pétroliers internationaux, les cas où les étrangers paieraient un bonus de 1,1 milliard de dollars uniquement pour accéder aux gisements, avec l'extraction qui ne débuterait que dans les cinq à dix ans suivants, sont rares. C'est ce qu'a pourtant fait la Rosneft. Plus encore, elle a promis à la CVP un crédit de 1,5 milliards de dollars sur cinq ans. En retour, elle doit obtenir 40% de l'exploitation du gisement « Karabobo-2 » de la ceinture de pétrole de la rivière Orénoque. Seulement, pour qu'en 2018 elle puisse assurer l'extraction de 400 000 barils par jour prévus dans le contrat, la société Rosneft devra construire une usine pesant près de 7 milliards de dollars qui transformera le pétrole lourd local en un produit de qualité marchande. Et ces frais-là ne font pas partie du montant d'investissements de 16 milliards de dollars annoncé par Igor Setchine.

Les sociétés pétrolières russes travaillent dans le pays depuis 2009. Cinq sociétés (Gazprom Neft, Rosneft, Lukoil, TNK-ВР, Sourgoutneftegaz), se sont réunies, au Venezuela , en un Consortium pétrolier national et prévoient d'investir 20 milliards de dollars dans le projet « Khounine-6 », l'automne passé on a réalisé les premières extractions de pétrole sur ce gisement. Peu de temps auparavant, les négociations avec les autorités vénésuelliennes ont été menées par la société Gazprom Neft. Mais la Rosneft a provoqué un conflit interne. Igor Setchine voulait, depuis longtemps, obtenir la part de la Sourgoutneftegaz dans le projet, et cette dernière a fini par céder, elle a décidé de quitter l'entreprise locale. L'étape suivante : l'absorption par la « Rosneft » de la part vénésuelienne de la TNK-ВР. Au final, le rôle prédominant dans le consortium passera à la société d'État.

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