Des journalistes venus du monde entier font part de leur ressenti suite à leur séjour à Moscou

En octobre, des professionnels du journalisme originaires des quatre coins du globe se sont réunis, sur invitation d’une agence fédérale, dans la capitale russe afin de se familiariser avec les méthodes de travail de leurs homologues locaux, mais également d’explorer cette mégalopole, que beaucoup découvraient pour la première fois. Voici leur ressenti.

Dans le cadre du programme Nouvelle génération, organisé depuis 2011 par Rossotroudnitchestvo, agence fédérale en charge notamment de la coopération internationale, des journalistes du monde entier ont, récemment été conviés à se rendre en Russie afin de faire la connaissance, de l’intérieur, des acteurs russes de l’information. Une occasion pour eux de découvrir le pays, et pour Moscou de contribuer au renforcement de ses liens avec l’étranger et à l’essor d’une meilleure compréhension du pays au-delà de ses frontières.

Du 15 au 19 octobre, leur emploi du temps y a ainsi été rythmé au gré des rencontres, tables rondes et autres conférences menées, notamment, par différents employés des médias russes diffusant à l’international, dont Russia Beyond, mais également par de hauts fonctionnaires tels que Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

Premiers pas dans la capitale

Parmi les professionnels étrangers ayant fait le déplacement se trouvait un Français, Marc Eynaud, rédacteur pour le site d’information Boulevard Voltaire. À l’issue de son séjour, il a livré à Russia Beyond son avis, tout d’abord sous un angle purement touristique.

« Impression très positive. Pour toute personne qui n'y a jamais mis les pieds, Moscou est d'abord déroutante, affirme-t-il en effet. L'anarchie apparente de l'architecture et le trafic routier surprennent et peuvent laisser en premier lieu une impression négative. Mais, en quelques heures, on est frappé par l'esprit des lieux. La capacité à conjuguer ancien et moderne est proprement fascinante. L'existence du métro "Loubianka" est un bel exemple. Le Russe ne renie pas son passé, il ne réécrit plus l'Histoire. Le Russe ne renie pas son passé, il ne réécrit plus l'Histoire. Le message à retenir : c'est notre passé, il n'est ni bon ni mauvais, mais il explique qui nous sommes ».

De son côté, Acen Trisusanto, tout droit venu d’Indonésie, semble également avoir été fortement marqué par le trafic routier. « J’étais si heureux d’enfin faire connaissance avec la Russie et d’y poser le pied depuis mon pays tropical. C’était assez différent de ce que l’on présente dans les news. Les gens ont été si accueillants. J’ai été choqué par le trafic routier, je ne pensais pas qu’à Moscou il y en aurait autant qu’à Jakarta, mais cette dernière reste peut-être pire à cet égard », a-t-il témoigné.

Valeria Alonso

L’Uruguayenne Valeria Alonso était, elle aussi, de la partie : « Ce qui a le plus attiré mon attention à première vue a été la perfection des édifices et leurs illuminations. Je n’en croyais pas mes yeux de contempler une telle perfection ! Comme aspects positifs, m’ont surprise la sécurité et la propreté de la ville. Concernant le négatif, cela m’a interpelée que certains citoyens russes ne maîtrisent pas l’anglais », s’est-elle confiée.

Un événement synonyme d’enrichissement mutuel

Louant l’organisation du voyage, et notamment l’accompagnement et l’assistance apportés aux visiteurs, Marc a ensuite fait part de son ressenti en tant que professionnel.

« Pour un journaliste, c'est toujours intéressant de voir comment nos confrères travaillent. Est-ce que les tables rondes ont été utiles ? Oui, car c'est toujours mieux de rencontrer les acteurs plutôt que de s'en faire une idée lointaine. Pour un Français, la Russie est un pays culturellement ami même si on connait les divergences politiques qui nous ont éloignés », soutient-il, regrettant tout de même que les échanges se soient cantonnés au domaine technique et que des thèmes politiques n’aient par conséquent pas pu être abordés.

Un avis que rejoint Valeria : « Les réunions, visites ont été très utiles, d’autant plus qu’au niveau journalistique, connaître le fonctionnement des médias de ce pays fait qu’on peut le comparer avec ceux que l’on possède en Uruguay. L’échange est toujours fructueux car chacun apporte de nouveaux outils pouvant être appliqués. Durant mon séjour m’ont étonnée la composition des médias, la façon dont ils maîtrisent différentes langues et la grande quantité de journaux qui y travaillent ».

Dans cet autre article, nous vous expliquons comment les Russes font face aux deadlines.

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