Dmitri Medvedev dresse le bilan de l’année 2016

Le chef du gouvernement russe Dmitri Medvedev.

Le chef du gouvernement russe Dmitri Medvedev.

Reuters
Le chef du gouvernement Dmitri Medvedev a donné une interview annuelle aux chaînes de télévision russes. Cette année, il a entre autres évoqué les sommes débloquées à la défense, le rôle des hommes d’affaires dans la politique et l’arrestation d’un ministre.

Le chef du gouvernement russe Dmitri Medvedev. Crédit : ReutersLe chef du gouvernement russe Dmitri Medvedev. Crédit : Reuters

Donald Trump et son équipe

« Si nos relations se sont à un tel point dégradées, c’est la faute des États-Unis. Nous, nous ne l’avons jamais voulu. Les prémisses étaient pourtant favorables et il en restera quelque chose, mais les fondements ont été torpillés ».

« Dans tous les cas, nous resterons en contact au sujet des problèmes de sécurité internationale. Mais en ce qui concerne l’économie, nous ne sommes pas obligatoirement partenaires. Nos échanges commerciaux avec les États-Unis se montent à 25–30 milliards de dollars, ce qui n’est pas beaucoup ».

« Regardez ce qui se passe. Ils ont à la tête du pays un homme qui n’a pas fait de politique un seul jour. Et l’essentiel est que ces gens n’ont pas de clichés antirusses congénitaux. Qu’ils repartent du bon pied. Ce n’est pas mal ».

Corruption et arrestation d’un ministre

« L’arrestation de l’ancien ministre (du Développement économique) Alexeï Oulioukaïev est un événement extrêmement triste qui se situe au-delà des limites de ma compréhension de ce qui peut arriver à un ministre ».

« Ces histoires (les arrestations de fonctionnaires) et procès ne doivent pas être transformés en shows, il ne faut pas les +vernir+ ».

« Ce n’est pas une campagne d’un jour engagée à la lumière de la prochaine élection présidentielle. Quelle que soit la saison, les fonctionnaires sont traduits en justice. Cette politique sera poursuivie ».

Scandales de dopage

« Je n’arrive toujours pas à comprendre qui est Monsieur McLaren, quel est son statut juridique. Regardez ce que dit ce monsieur dans son dernier rapport : +Je suis fermement convaincu que Vitaly Moutko (ministre russe des Sports jusqu’à octobre 2016) est impliqué dans l’utilisation de produits dopants+. Avant d’avouer quelques minutes plus tard : +Je n’ai pas de preuves appropriées+. Mais qu’est-ce que c’est que ça ? »

« La campagne antidopage s’est muée en campagne antirusse. <…> Y a-t-il des raisons de nous faire des reproches ? Bien sûr. Y a-t-il des raisons de faire des reproches à d’autres pays ? Bien sûr. Mais la campagne a été déclenchée seulement contre notre pays ».

« Pourquoi les championnats du monde de bobsleigh et de skeleton (qui devaient avoir lieu à Sotchi) ne sont déplacés que maintenant ? On a le droit de le faire, mais pourquoi maintenant ? Quel enfantillage, quel climat ! Il existe un accord entre notre structure nationale et la Fédération internationale (de bobsleigh et skeleton, IBSF). J’ai vérifié, il ne prévoit aucune responsabilité sérieuse. Le contrat doit être rédigé de manière à ce que l’une des parties y réfléchisse à deux fois avant de le rompre de la sorte ».

Sanctions

« C’est une vilaine histoire et il faut y mettre fin ».

« Les sanctions font du mal à tout le monde, mais ce n’est pas nous qui avons soulevé la vague. À un moment donné, nos partenaires ont décidé que, les sanctions aidant, ils pourraient faire pencher la Russie en faveur d’une position donnée. Ce procédé a été appliqué plus d’une fois, mais n’a jamais donné de résultat ».

« Ces prochaines années, nous satisferons à cent pour cent nos besoins sur le marché des produits alimentaires, tandis que les pays européens, avant tout baltes, subiront des pertes ».

Lire aussi :

Le gouvernement russe passe en mode business

Dix spécificités de la crise économique en Russie

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.