Ukraine : la présidentielle vue de Moscou

L’Occident menace la Russie de passer au « niveau trois » des sanctions si le scrutin est émaillé par des perturbations, qui pourraient intervenir aussi bien à Kiev que dans l’est ukrainien.

La tenue du scrutin à tout prix


Fedor Loukianov

Gazeta.ru / 16.05 

On ne sait toujours pas si l’élection présidentielle ukrainienne aura lieu à Donetsk et dans d’autres villes de l’est de l’Ukraine, dimanche 25 mai. L’Occident est prêt à en reconnaître les résultats dans tous les cas, si toutefois le scrutin se tient.

La Russie, à en juger par les déclarations de son président Vladimir Poutine et de Sergueï Narychkine, président de la Douma, serait également prête à fermer les yeux sur l’étrangeté de cette élection. Si l’on en croit les sondages, le milliardaire Petro Porochenko est favori du scrutin et les dirigeants du parti « Patrie », associés à « l’opération antiterroriste » dans l’est du pays, devraient être remplacés.

 

Toujours pas de vrai leader en Ukraine


Éditorial


Nezavissimaïa Gazeta / 15.05

Le principal problème de la crise ukrainienne aujourd’hui est que le processus socio-politique en Ukraine est sous la pression de forces internes et externes, tant en Russie qu’en Occident, et qu’il n’a encore vu émerger aucun leader. Dans l’idéal, ce devrait être une personnalité rassembleuse et possédant de l’autorité dans tout le pays.

Or, l’Ukraine ne possède pas un tel héros national. Aujourd’hui, n’agissent sur l’avant-scène que des figures politiques dépassées, dont la réputation est loin d’être irréprochable et qui s’apparentent plutôt à des personnages d’opérette.

Timochenko menace le pays d’une troisième révolution


 Sergueï Markov

The Moscow Times / 14.05 

Vladimir Poutine attend son heure, espérant que les deux parties en conflit, avec l’aide des médiateurs américains, russes et européens, pourront résoudre la crise ukrainienne sans intervention militaire. À l’opposé, Ioulia Timochenko, ex-Premier ministre du pays, a déjà menacé l’Ukraine d’une troisième révolution si son opposant, Petro Porochenko, remporte l’élection présidentielle du 25 mai.

Par ses déclarations, elle renforce la possibilité d’un effondrement de la junte à Kiev.

 

 

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