Cinq membres d’équipage d’Arctic Sunrise sont libérés sous caution

La Brézilienne Ana Paula Alminhana Maciel. Crédit : AFP/East News

La Brézilienne Ana Paula Alminhana Maciel. Crédit : AFP/East News

Le tribunal de Saint-Pétersbourg a décidé de libérer cinq des trente militants de Greenpeace et membres d’équipage du brise-glace Arctic Sunrise. Les militants qui vont être libérés sont le médecin de bord Ekaterina Zaspa, le photographe pigiste Denis Siniakov, le porte-parole de la section russe de Greenpeace Andreï Allakhverdov, la militante Greenpeace brésilienne Ana Paula Alminhana Maciel et le Néo-Zélandais David John Haussmann. Ils seront libérés dès le dépôt de la caution, soit 2 millions de roubles chacun. L’organisation écologique a déjà réuni le montant nécessaire. Les autres militants de Greenpeace ont, pour le moment, été moins chanceux : par exemple, le radiotélégraphiste de bord a vu sa détention prolongée jusqu’en février 2014.

Lundi dernier, les tribunaux Kalininski et Promorski de Saint-Pétersbourg ont délibéré sur le prolongement de la détention de six militants de Greenpeace poursuivis pour avoir tenté d’aborder la plateforme Prirazlomnaïa. Ce sont Ekaterina Zaspa, Denis Siniakov, Andreï Allakhverdov, Ana Paula, Colin Russel, David John Haussmann, Kieron Bryan. La détention arrive à terme le 23 novembre. Les enquêteurs ont demandé le prolongement de la détention pour les 30 membres d’équipage et militants pour une durée de trois mois supplémentaires, jusqu’au 24 février 2014.

Le sort des militants russes a été décidé par le tribunal Kaliniski, celui des collaborateurs étrangers de Greenpeace par le tribunal Promorski.

Une cinquantaine de journalistes et photographes se sont rendus au tribunal Kalininski. Toutefois, l’audience devait se tenir dans une petite salle, aussi seuls quelques journalistes et proches des accusés ont pu assister à l’audience.

Le cas du médecin de bord d’Arctic Sunrise Ekaterina Zaspa a été examiné en premier, elle a été escortée dans la salle et placée dans la cage métallique. Elle a expliqué qu’au moment de son arrestation, elle travaillait comme médecin de bord d’Arctic Sunrise, auparavant, elle exerçait à l’hôpital du centre scientifique Pouchkine. Son avocat a demandé sa libération sous caution, qui s’élève à 2 millions de roubles, et a présenté des lettres de garantie. L’enquêteur s’est exprimé contre, mais le bureau du procureur ne s’y est pas opposé. Au final, elle a été libérée.

Ensuite, le photographe Denis Siniakov et le porte-parole de la section russe de Greenpeace Andreï Allakhverdov ont également été libérés sous caution.

Le tribunal Primorski a prolongé la détention du radiotélégraphiste de bord australien Colin Russel et a libéré la militante de Greenpeace brésilienne Ana Paula Alminhana Maciel ainsi que le Néo-Zélandais David John Haussmann sous caution, qui s’élève à 2 millions de roubles (50 000 euros).

Le sort des autres membres d’équipe d’Arctic Sunrise est encore à l’étude.

Mardi, les écologistes ont déjà réuni le montant de la caution, a annoncé le juriste de l’ONG Mikhaïl Kreindlin. L’ONG espère que tous les détenus pourront bénéficier de la libération sous caution pour qui l’organisation réunira également les montants de la caution.

Initialement, la décision du tribunal sur leur détention devait être reportée à mardi. Auparavant, le tribunal a reporté l’audience sur la détention de David Haussmann à mardi et celle de Kieron Bryan à mercredi.

Les 30 militants de Greenpeace ont été transportés de Mourmansk à Saint-Pétersbourg et placés en détention provisoire. Actuellement, les femmes se trouvent au centre N°5 et les hommes dans la prison de Kresty (centre N°1) ou au centre N°4.

En septembre, l’équipe internationale d’écologistes a tenté de grimper sur la plateforme Prirazlomnaïa située dans la mer de Petchora, en signe de protestation contre l’extraction de matières premières dans l’Arctique. Ils ont été arrêtés par les garde-côtes et accusés d’abord de piraterie, ensuite d’hooliganisme. Les écologistes qualifient leur action de pacifique.

Le tribunal international du droit de la mer de l’ONU doit rendre sa décision sur l’affaire Arctic Sunrise le 22 novembre prochain. Il s’agit d’une demande de mesures conservatoires formulée par les Pays-Bas. Les autorités hollandaises exigent la libération immédiate du brise-glace et de son équipage.

Sources : Kommersant, RAI Novosti, Gazeta.ru

 

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