Greenpeace se bat pour faire libérer ses militants

Crédit : Denis Sinyakov / Greenpeace

Crédit : Denis Sinyakov / Greenpeace

La situation autour de la détention des représentants de l’organisation écologiste Greenpeace connaît de nouveaux développements. En effet, 30 militants, dont la citoyenne finlandaise Sini Saarela, qui souffre de problèmes de santé, sont pour le moment placés en garde à vue, alors que des perquisitions sont menées sur le bateau Arctic Sunrise. Les avocats de Greenpeace ont quant à eux fait appel auprès du tribunal régional de Mourmansk.

Dimanche, le tribunal Leninksi de la ville Mourmansk a placé en garde à vue huit autres participants aux actions de Greenpeace dans la mer de Petchora. Les juges n’ont pas réussi à examiner tout le dossier sur l’arrestation de ces huit militants le 26 septembre, c’est pourquoi la durée de leur détention a été prolongée de 72 heures.

Parmi les personnes arrêtées, on trouve le porte-parole de l’organisation Dmitri Litvinov, qui possède les nationalités américaine et suédoise, ainsi que l’activiste finlandaise Sini Saarela, qui a directement pris part aux actions sur la plateforme pétrolière Prirazlomnaïa. La défense de Saarela a demandé la libération de sa cliente en échange d’une caution d’un million de roubles (22 795 euros) ou de l’assigner à résidence à cause de son état de santé : on lui a enlevé la glande thyroïde et elle doit absolument prendre des médicaments. Greenpeace Moscou a indiqué que les représentants de l’organisation de protection de l’environnement faisaient tout pour lui fournir les médicaments nécessaires dans la maison d’arrêt.

Les enquêteurs ont également confisqué une partie des équipements et des documents qui se trouvaient à bord du bateau Arctic Sunrise de l’organisation écologiste. « En l’absence d’explications des suspects sur les circonstances et les objectifs qu’ils visaient en attaquant la plateforme, les recherches devraient permettre de déterminer les événements en dressant un tableau objectif de ce qui s’est passé », explique la Commission d’enquête russe dans un communiqué. « Pour le moment, nous disposons des éléments suivants : un groupe d’individus naviguant avec un matériel important, dont on ne sait pas encore à quoi il devait servir, sur le bateau Arctic Sunrise a enfreint la zone de sécurité de 500 mètres autour de la plateforme Prirazlomnaïa et s’est approché d’elle », poursuit cette commission. « Selon les premiers éléments de l’enquête, ces actes ont représenté une menace réelle pour la sécurité des travailleurs de la plateforme et les biens. De plus, les suspects ont tenté de résister aux forces de l’ordre ».

La représentante de Greenpeace Anna Smirnova a indiqué que des enquêteurs avaient travaillé sur le bateau samedi de midi à tard dans la nuit, mais qu’ils n’avaient pu inspecter que le rouf et quelques autres parties du navire en compagnie du capitaine Willcox et de son avocat. « Les enquêteurs ne sont pas encore arrivés aux pièces de vie, bien qu’ils disposaient des documents officiels pour le faire », a-t-elle ajouté.

« Nous sommes convaincus que les autorités n’ont rien trouvé d’illégal sur le bateau. Le type d’équipements qui s’y trouve est également présent dans les autres navires de Greenpeace participant à des protestations pacifiques », a déclaré Kumi Naidoo, directeur exécutif international de Greenpeace. Il a également souligné que la perquisition du bateau n’avait débuté que quatre jours après son arrivée au port.

Lundi, Anna Smirnova, porte-parole de l’organisation, a annoncé à FlashNord que les avocats de Greenpeace avaient fait appel des arrestations de 22 membres de l’équipage de l’Arctic Sunrise auprès du tribunal régional de Mourmansk. « Aujourd’hui, des appels ont été interjeté pour les 22 membres d’équipage arrêtés jeudi. Les avocats ont également prévu de faire appel pour les autres suspects. Ils ont trois jours pour agir », a-t-elle déclaré.

Rappelons que le 18 septembre dernier, des écologistes ont essayé de grimper sur la plateforme Prirazlomnaïa dans la mer de Petchora (partie sud-ouest de la mer de Kara), qui appartient à la société Gazprom Neft Shelf. Ils ont ensuite été arrêtés par des gardes-frontières du FSB russe. Le bateau brise-glace sur lequel se trouvait le groupe de militants a été escorté jusqu’au port de Mourmansk.

La commission d’enquête a qualifié l’incident selon l’article du Code pénal russe sur la piraterie. Les 30 personnes arrêtées viennent de 18 pays différents et risquent jusqu’à 15 ans de prison et une amende de 500 mille roubles (11 397 euros).

Article basé sur les sources de RIA Novosti, Kommersant, Newsru.com et Gazeta.ru

 

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