Derrière les attentats de Boston

L'instigateur du double attentat de Boston, Tamerlan Tsernaev, est sur le radar des services secrets russes et américains depuis 2011. Néanmoins, il a réussi à passer à l'acte sans entrave, soulevant de nombreuses questions sur cet « échec » du renseignement. Contrairement à ce qui se serait passé en Russie, le pouvoir américain n'a pas cherché à tirer profit, politiquement, de la tragédie, dont les dessous demeurent enveloppés de mystère.

« Connecté » avec l'ennemi


Guéorgui Bovt

GAZETA.RU / 22.04

À l'avenir, les services spéciaux de beaucoup de pays vont accroître la surveillance des réseaux sociaux. Le FBI et le FSB étaient au courant de l'intérêt de Tamerlan Tsarnaev pour les sites extrémistes.

Les approches russes et américaines sont différentes.

Les Américains n'interdisent ni ne limitent rien sur Internet. Ils surveillent les visiteurs des sites suspects, rassemblents des dossiers.

En Russie, on interdit, on bloque les sites, on punit les blogueurs qui auraient tenu des propos « extrémistes ». Cette tactique semble moins efficace pour déceler les liens entre les terroristes, les sites, les réseaux. Elle « forme » les criminels, qui apprennent à s'adapter plus vite. 

Réaction au sang

Éditorial

VEDOMOSTI / 22.04

Le pouvoir américain n'a pas cherché à utiliser l'attentat terroriste à des fins politiques. Obama a exprimé sa compassion envers les Américains, il n'a pas rassemblé les chefs des services spéciaux, les ministres et les gouverneurs devant les médiaux pour leur passer un savon en public.

Les policiers n'exigeaient pas un alourdissement des punitions ; les membres du Congrès n'ont pas rédigé immédiatement une nouvelle loi sur les évènements sportifs. Le pouvoir et les médias n'ont pas rejeté la faute sur une 5e colonne qui agirait de l'étranger.

Les terroristes ne sont donc pas parvenus à effrayer la société et les leaders se sont comportés de façon responsable.

La piste géorgienne



Anastassia Kachevarova

IZVESTIA / 24.04

Selon des documents du contre-espionnage géorgien, la « Fondation caucasienne », en collaboration avec l'ONG américaine « Jamestown », a organisé une série de séminaires pour les jeunes pendant l'été 2012, auxquels aurait participé Tamerlan Tsarnaev durant son séjour en Russie, entre janvier et juillet 2012.

L'objectif de la Fondation est de recruter la jeunesse et l'intelligentsia du Caucase du Nord pour accroître l'instabilité et l'extrémisme dans les régions méridionales de la Russie.

La rapport révèle aussi que les services secrets géorgiens se servent de la fondation pour recruter des Tchétchènes solidaires de la cause géorgienne et les préparer à l'activité terroriste. 

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