Crise énergétique : la solution nucléaire russe

Crédit : RIA Novosti

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Les technologies développées par les scientifiques nucléaires russes peuvent aider à résoudre les problèmes liés au fonctionnement des réacteurs nucléaires, mais aussi à leur déclassement.

Le gouvernement belge a commencé à se préparer à une crise énergétique potentielle. En cause, l’arrêt de trois des sept réacteurs des deux centrales nucléaires du pays. La réserve énergétique du payssera complétée par deux centrales électriques classiques, actuellement à l'arrêt. Mais cela ne suffira peut-être pas. 

Le groupe russe Rosatom et ses filiales sont prêts à répondre aux problèmes énergétiques émergeants et proposent à leurs partenaires étrangers, y compris européens, des réacteurs nucléaires, le combustible ainsi que des services d’enrichissement d’uranium. 

Le groupe dispose également de développements originaux utilisés lors du déclassement des sites nucléaires, ainsi que pour le traitement du combustible irradié et des déchets radioactifs.

Ces propositions sont déjà demandées. À l’issue de l’appel d’offres pour le traitement des déchets radioactifs accumulés par la centrale nucléaire Fukushima suite à son accident, le ministère japonais de l’Économie a arrêté son choix sur un système original russe qui permet de purifier les déchets radioactifs liquides du tritium qu’ils contiennent.

Le gouvernement japonais est déjà prêt à allouer un milliard de yen (environ 8 millions d’euros) au vainqueur du concours pour la création d’un prototype. Si l’efficacité annoncée est confirmée, le gouvernement japonais s’engage à immédiatement financer la construction de l’installation industrielle.

Si, dans le cas du Japon, le développement des nouvelles technologies est encore au stade du projet, dans d’autres pays, la mise en œuvre le travail conjoint avec Rosatom se poursuit et se développe. 

Ainsi, par exemple, le Conseil d’État finlandais a soutenu, à dix voix contre sept, la construction de la nouvelle centrale nucléaire Hanhikivi-1 sur les côtes du golfe de Botnie dans la mer Baltique, à proximité de la ville d’Oulu, cinquième plus grande ville finlandaise. 

Un nouveau bloc énergétique doit y être installé, il sera équipé d’un réacteur de la génération III+. Outre Rosatom, seuls la France et les États-Unis sont prêts à proposer des réacteurs nucléaires de cette génération.

Les réacteurs III+ se distinguent par leur système de sécurité qui protège les blocs énergétiques des tremblements de terre, des tsunamis, des ouragans et des accidents d’avion. La salle du réacteur est protégée par une double enceinte. 

La durée de vie du bloc énergétique est portée à 60 ans. Outre ce projet de réacteur, la Russie a également remporté l’appel d’offres pour la construction de 4 blocs de la centrale nucléaire turque Akkuyu. Par ailleurs, ses réacteurs seront utilisés pour la construction des blocs énergétiques de la centrale nucléaire de Tianwan en Chine.

Dans un entretien avec Radio Suomi, le Premier ministre finlandais Alexander Stubb a déclaré qu’en dépit des sanctions européennes et américaines, la Finlande ne renoncerait pas au projet conjoint avec la Russie portant sur la construction de la nouvelle centrale nucléaire équipée de réacteurs III+. 

Le projet de construction de la centrale est très important pour l’économie du pays, a expliqué le Premier ministre, « il ne doit pas être mélangé avec la politique »La coopération de la compagnie énergétique finlandaise Fennovoima avec Rosatom « n’ébranlera pas la réputation interna­-
tionale de la Finlande », estime Alexander Stubb.

Quelque 15 compagnies locales ont déjà décidé de se joindre au projet. Leurs noms ne sont pas encore divulgués. En juin 2014, l’administration de la ville d’Oulu a également annoncé sa participation au projet. 

Le dernier mot revient désormais au Parlement finlandais. Cette étape doit s’achever cet automne, la construction de la centrale devrait démarrer en 2018.

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