Les sanctions russes attirent des Français dans la région de Perm

Les investisseurs français souhaitent développer leur propre production de porc dans le kraï de Perm. La région accueille déjà des Autrichiens et des Suisses qui y investissent plus de 250 millions d’euros. Viktor Bassarguine, gouverneur du kraï de Perm, nous raconte comment sa région collabore avec les partenaires étrangers.

Image par Natalia Mikhaylenko

Victor Basarguine, gouverneur du kraï de Perm. Source : RBTH

Le montant global des investissements dans l’économie du kraï de Perm pour l’année 2013 s’élève à environ 3 milliards d’euros. Nous espérons maintenir ce rythme en 2014. Concernant les investissements des entreprises étrangères dans la région, tous les accords sont, pour le moment, respectés.

Nous travaillons avec la Suisse dans le domaine forestier – ils tiennent leurs engagements. Il s’agit d’une usine de transformation de bois [fabrication de plateaux en copeaux de bois destinés à la construction et à la fabrication de meubles, ndlr]. À ce jour, les partenaires ont investi près de 10 millions d’euros.

Le montant global des investissements s’élève à 250 millions d’euros environ. Le projet est déjà activement développé – nous avons alloué un terrain et une ressource forestière, avons conduit un certain nombre de travaux d’aménagement des infrastructures.

Nous travaillons également avec des Autrichiens dans le domaine de la fabrication de résines et de produits pétrochimiques. Là encore, tous les engagements sont respectés – il s’agit de 3 millions d’euros. Nous avons également plusieurs autres projets plus modestes.

Nouveaux investisseurs

Nous sommes actuellement en négociation avec une entreprise française qui souhaite lancer un projet de fabrication de produits alimentaires dans notre région. Cet exemple confirme les propos du directeur de l’Association européenne des affaires qui, au Forum de Sotchi, a déclaré que si les entreprises européennes ne peuvent pas collaborer directement avec la Russie, elles trouveront le moyen de s’installer sur le marché intérieur russe.

Les Français nous aideront à développer un projet existant, mais technologiquement obsolète, de production de porc. Il faudra moderniser le complexe principal qui compte 150 animaux. Les investissements attendus s’élèvent à environ 50 millions d’euros sur deux ans.

Accroissement de la coopération économique extérieure

En matière d’activité économique extérieure, nous dépassons légèrement les chiffres de l’année dernière, la croissance actuelle se situe à environ 7% et devrait atteindre 10%. Nos principaux marchés sont l’Asie et l’Amérique latine. Nous vendons à ces régions du papier, de la potasse et du magnésium, des produits pétroliers et des produits chimiques.

L’année dernière, nous avons lancé la coopération avec deux régions chinoises. À l’avenir, nous souhaitons développer plusieurs projets communs et, prochainement, nous envisageons de créer des Fonds financiers communs qui, en cas de difficultés financières, nous aideront à soutenir la réalisation de ces projets. 

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