Mets
 « alternatifs »

Crédit : Getty Images/Fotobank

Crédit : Getty Images/Fotobank

La guerre des sanctions entre la Russie et l’Occident n’est pas sans faire de « victimes ». Les fins gourmets russes ont été privés de nombreuses spécialités culinaires. Cette année du moins, ils devront se passer de fromage, de homard et d’huîtres en provenance de France. Toutefois, certains produits européens tombés sous le coup de l’embargo ont l’heur (ou le malheur...) de pouvoir être remplacés. RBTH se fait un devoir d’établir une liste de mêts pour lesquels il existe un offre de substitution, venant de destinations « exotiques ».

Foie gras

La Chine fait désormais partie des cinq plus grands fabricants de foie gras, ce produit raffiné connu depuis l’Empire romain. La marque française Rougié y a d’ailleurs elle-même lancé sa campagne de production. Encore mieux : le foie gras se produit aussi en Bachkirie et près de Riazan (185 km au sud-est de Moscou),
même si sa qualité reste, de loin, inférieure à son original français. Il est vrai aussi que le volume de production reste très modeste. De toute façon, les Français l’avouent eux-mêmes, le foie gras reste un produit de luxe.

Huîtres

Crédit : Alamy/Legion Media

Le cas des huîtres est encore plus problématique. Les huîtres russes, récoltées dans la mer Noire ou en Extrême-Orient, ont une qualité largement inférieure à leurs concurrentes européennes. Sans forcément être bon marché. « Nous ne pourrons jamais atteindre le niveau des huîtres françaises, mais nous pouvons développer notre propre produit, dont le goût sera associé à la Russie », assure le chef cuisinier Vladimir Moukhine. Cette production domestique doit en outre être améliorée, ce qui prendra du temps.

Homards

Crédit : Fotomedia

Il n’existe pas à proprement parler d’analogue russe au homard. Les chefs de plusieurs restaurants gastronomiques russes se sont rabattus sur la chair de crabe, insistant sur le caractère de son goût, « plus fort et plus puissant ». Toutefois, cette substitution a le double défaut non seulement de ne pas combler les gourmets les plus pointilleux, mais aussi de ne pas être vraiment meilleur marché.

Que les amateurs se rassurent cependant : les homards marocains raviront les papilles des clients les plus exigeants.

Fromages

Crédit : Fotomedia

Les grands amateurs de fromage seront sans doute les plus touchés par cette « perte de guerre ». En Russie, il n’existe pas de production de fromages français, et les fromages affinés faits maison par les fermiers russes ne peuvent satisfaire la demande que de quelques restaurants au mieux. Si par bonheur on rencontre encore certains fromages de substitution fabriqués en Russie, comme la Burrata ou la Mozzarella, on n’y trouve pas de formules analogues pour les fromages français, se désolent les chefs de cuisine.

Truffes

Crédit : Getty Images/Fotobank

Près de la ville russe de Pskov (nord-est), se dressent des chênes vieux de 150 ans, propices à la reproduction de champignons, garantit Anatoli Kazakov, chef cuisinier du restaurant Selfie. Des truffes sont également importées de Crimée. Cependant, il faut avouer que le goût des truffes locales reste bien inférieur à celui des italiennes et des françaises.

Rédigé avec l’aide de la directrice de la société Brand Communications Sandra Dmitrovitch

En savoir plus : Les entreprises en otages

 

Et vous qu'en pensez-vous ? Donnez-nous votre avis en tweetant @rbth_fr #sujetdelarticle

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.