Moscou, un centre d'affaires en devenir

Sergueï Tcheremine, un des ministres du gouvernement russe et chef du Département des Relations Economiques Extérieures et Internationales. Crédit : service de presse

Sergueï Tcheremine, un des ministres du gouvernement russe et chef du Département des Relations Economiques Extérieures et Internationales. Crédit : service de presse

Le 11 juin, le Département des Relations Economiques Extérieures et Internationales du gouvernement russe a organisé une conférence sur le potentiel d'investissement de la ville de Moscou. L'événement s'est déroulé à la résidence d'Alexandre Orlov, Ambassadeur de Russie en France et a rassemblé plus de 80 participants dont des représentants de la communauté d'affaires française et des membres de la communauté russe basée à Paris.

« Le président de notre pays, Vladimir Poutine, nous a fixé l’objectif de faire passer la Russie dans les vingt premiers pays les plus attractifs pour y faire affaires. À en juger par tout ce qui est entrepris à Moscou pour éliminer les entraves bureaucratiques, cet objectif peut être atteint dans un avenir très proche”, a noté Sergueï Tcheremine, un des ministres du gouvernement russe et chef du Département des Relations Economiques Extérieures et Internationales.

Selon Tcheremine, au cours des 20 dernières années Moscou est devenu l'un des plus grands centres d'affaires internationaux au monde. La ville accueille plus de 1,3 million d'entreprises russes et étrangères et concerne environ 80% des actifs bancaires russes. En 2013, Moscou a attiré 53% des investissements étrangers en Russie. En décembre 2013, le montant total des investissements étrangers à Moscou a atteint 97,8 milliards de dollars.

Les investissements français se concentrent principalement dans le district fédéral central et autour de la capitale russe. Ils  concernent de nombreux secteurs stratégiques, tels que l'énergie, l'aérospatiale, l'aviation, la défense, l'agriculture, les projets d'infrastructure, le tourisme, etc. Fin 2013, la France se classait au cinquième rang des pays européens en terme d'investissement dans l'agglomération moscovite.

Le Kremlin est prêt à offrir des conditions spéciales pour les entreprises françaises, y compris des avantages pour acquérir des propriétés immobilières dans la ville (incluant le Nouveau Moscou) et un régime d’imposition spécifique.

En 2014-2016 le gouvernement russe consacrera 30% de son budget (qui est d'environ 155 milliards de dollars) pour le développement de la ville et pour attirer des investissements étrangers.

Selon Tcheremine, le potentiel d’investissement de Moscou est très important. Actuellement, la ville de Moscou nécessite d'augmenter sensiblement sa capacité hôtelière et de développer un grand nombre d'infrastructures sportives. Il y a également plus de 18 000 ha de zones industrielles à réaménager.

Parmi les secteurs stratégiques ouverts aux investissements étrangers, Sergueï Tcheremine a évoqué les infrastructures (y compris les parkings et les autoroutes), l'éducation (la construction d'écoles maternelles), le transport (la construction et le développement du métro moscovite), les établissements de santé (centres médicaux privés et médecins de proximité) et le tourisme (logements accessible dans le centre-ville).

Vladimir Efimov, lui aussi ministre du gouvernement russe et chef du Département du Patrimoine Municipal, a indiqué que l'administration moscovite a développé un programme d'investissement pour l'immobilier. Selon ce programme, le gouvernement offre un certain nombre de bâtiments et de terrains aux investisseurs étrangers dans le cadre du programme de privatisations, de cessions ainsi que de locations.

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