« Les jeunes osent plus » qu’à l’Ouest

Source : archives personnelles

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En affaires, les jeunes Russes prennent plus de risques que leurs homologues occidentaux, juge Charles Gout qui, à 26 ans, a trouvé un tremplin professionnel à Moscou : trois ans après son arrivée, ce recruteur et développeur d’affaires franco-italien, directeur du développement chez Injob Russie, gagne près de cinq fois le SMIC français.

Charles Gout, 26 ans. Source : archives personnelles

Dans quelles circonstances êtes-vous venu en Russie ?

Je sortais en 2011 d’un stage de deux mois chez Michael Page [un cabinet de recrutement] à Milan. On m’a proposé Moscou où j’ai mené pendant deux ans une activité commerciale et des entretiens de recrutement. Puis j’ai été engagé par une start-up italienne. L’idée de lancer une start-up représentait un sacré défi.

La maîtrise du russe est-elle nécessaire dans votre profession ?

Ce n’est pas un handicap professionnellement, mais le russe représente une forte valeur ajoutée. Je suis des cours de russe.
Je baragouine, mais ma langue de travail, c’est l’anglais.

Parlez-nous de votre marché.

Ici faut être très patient, tenace et ne pas hésiter à frapper à toutes les portes, à relancer 15 fois un client. La tendance est désormais de recruter localement plutôt que des expatriés en raison du coût très lourd de ces derniers pour les entreprises. En outre, la Russie a établi des quotas stricts sur les employés étrangers. Un des gros problèmes, c’est la rotation rapide du personnel. Les jeunes osent et bougent beaucoup plus qu’en Occident. C’est parce que le chômage est très bas ici. Il est du coup très difficile pour une société de retenir les talents. Le dynamisme du marché fait que la jeune génération a tendance à se surestimer. Les Russes ne réalisent pas la chance qu’ils ont !

Propos recueillis par Paul Duvernet

 

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