Des clés pour les 5 ans à venir

Le potentiel de croissance des matières premières est épuisé, a admis le Premier ministre. Crédit photo : DPA / Vostock Photo.

Le potentiel de croissance des matières premières est épuisé, a admis le Premier ministre. Crédit photo : DPA / Vostock Photo.

Le chef du gouvernement fixe les objectifs pour transformer radicalement l’économie et le secteur social d’ici à 2018.

Fin janvier, lors d’une séance gouvernementale élargie, Dmitri Medvedev a présenté les grands axes de sa politique de développement pour 2018. 

Le potentiel de croissance des matières premières est épuisé, a admis le Premier ministre. D’ici à 2018 se dessineront « les nouveaux contours d’un monde après crise, d’alliances technologiques et sociales et de reconfigurations économiques et monétaires ». Le défi principal reste le secteur social, a déclaré le chef du gouvernement.

Or, on ne peut construire une nouvelle Russie qu’en accélérant la croissance du Produit intérieur brut pour le porter à 5% (3,4% en 2012), estime Medvedev, qui a énuméré dix objectifs clés : l’amélioration du climat d’investissement, l’intégration internationale, le renouvellement technologique, la stimulation de la demande, le développement de l’agriculture et de l’infrastructure, la construction d’au moins  cent millions d’appartements par an, le développement de la médecine et de l’enseignement, le soutien aux régions et l’amélioration de l’administration. 

Le Président Vladimir Poutine a adopté le plan du gouvernement, et ce, même s’il a reconnu que « pour résoudre tous ces problèmes et tenir les promesses électorales, il faut faire encore plus », notamment développer la démocratie et la société civile, améliorer les lois, lutter contre la corruption et réformer la justice. 

La mise en œuvre de tout programme est une affaire de volonté. Evguéni Iassine, spécialiste et directeur de la haute école d’économie, fait remarquer que « parfois, même les petits programmes donnent de bons résultats, alors que les réformes, au contraire, ne mènent à rien ».

Les réformes dépendent non seulement de la volonté du gouvernement, mais aussi de celle de Vladimir Poutine, souligne Iassine.

En chiffres


25% - Pourcentage d’entreprises réalisant des innovations. Dans certains secteurs, il devrait atteindre 40% d’ici à 2020.

75 millions d’euros de 2011 à 2013, somme des investissements dans l’innovation qui ont permis de créer 60 entreprises publiques.

625 millions d’euros : c’est le montant que devrait atteindre le volume total des fonds de l’État à des fins scientifiques d’ici à 2018. 

Article publié dans Vedomosti.

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.