Poutine veut renforcer le rôle de la Russie

Certains analystes politiques ont considéré que l'intervention de Vladimir Poutine "fixait des axes précis pour le développement de la Russie dans un proche avenir". Crédit photo : RIA Novosti

Certains analystes politiques ont considéré que l'intervention de Vladimir Poutine "fixait des axes précis pour le développement de la Russie dans un proche avenir". Crédit photo : RIA Novosti

La Russie doit renforcer son rôle géopolitique, tout en conservant son identité nationale et culturelle et en stimulant les tendances démocratiques dans sa politique intérieure, a déclaré mercredi le président Vladimir Poutine lors d'une intervention devant le parlement russe.

Rôle géopolitique

« La Russie ne doit pas se contenter de son rôle géopolitique actuel, mais doit le renforcer. Elle doit être attirante pour ses voisins et partenaires », a affirmé le chef de l'État.

Or, estime M. Poutine, le pays ne pourra devenir moderne et influent « s'il ne sauvegarde pas son identité nationale et culturelle ». Il est persuadé que « les années qui viennent seront cruciales pour la Russie et l'ensemble du monde qui s'engage dans une époque de transformations radicales et peut-être même de grands chocs ».

Démocratie et société

Le président estime que la démocratie est la seule voie que la Russie doit suivre, tout en soulignant que le peuple russe est le seul à pouvoir exercer sa souveraineté. 

« Il n'y a et il ne peut pas y avoir d'autre choix politique pour la Russie que la démocratie », a indiqué M. Poutine dans son intervention devant le parlement. « Nous partageons les principes démocratiques universels reconnus dans le monde entier, mais la démocratie russe est le pouvoir du peuple russe », a ajouté le président.

Selon lui, aucune personne recevant de l'argent de l'étranger ne doit pouvoir assumer des responsabilités politiques en Russie.

Dans le même temps, a souligné M. Poutine, les personnes qui dirigent le pays ne doivent pas constituer une caste isolée.

« Se sentir responsable de son pays, ça ne vient pas au moyen de slogans et d'appels, mais uniquement quand les gens voient que le pouvoir est transparent et accessible, qu'il bosse au nom du pays, de la ville, de la région et du village et qu'il prête l'oreille à l'opinion publique », a affirmé le président.

Il a toutefois déploré le manque de miséricorde, de compassion et d'entraide dont souffre la société russe.

« Nous devons apporter notre plein soutien aux institutions qui incarnent les valeurs traditionnelles et qui ont fait la preuve de leur capacité à les transmettre de génération en génération », estime M. Poutine.

Evoquant les tendances contestataires qui se manifestent en Russie, il a indiqué que les autorités ne pouvaient mener un dialogue qu'avec des forces politiques « civilisées ». Selon M. Poutine, il s'agit de forces qui « avancent, argumentent et formulent leurs revendications de façon civilisée » et qui « les défendent dans le cadre de la loi ».

Emploi et « taxe sur la richesse »

Pour renforcer le potentiel économique de la Russie, le président a fixé pour objectif « de créer et de moderniser 25 millions d'emplois d'ici 2020 ». Il est persuadé que le pays est en mesure de réaliser cette « tâche ambitieuse et ardue » et d'aider les citoyens à « trouver un travail de qualité et intéressant ».

Afin de promouvoir la justice sociale, le président a de nouveau insisté sur la nécessité d'instaurer au cours du premier semestre 2013 une taxe sur les objets de luxe, y compris sur l'immobilier et les voitures de prestige.

 

Article original disponible sur le site de RIA Novosti.

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