Des empreintes vocales à la détection faciale

Source : Skolkovo

Source : Skolkovo

Une nouvelle technologie, mise au point par la société russe STC, permet pour la première fois d’identifier instantanément des personnes par leur voix ou la forme de leur visage.

La technologie « VoiceKey », conçue par le « Speech Technology Center » (STC), est actuellement utilisée par des centres d’appel (banques et sociétés de télécommunications) : au bout d’une minute, l’opérateur voit apparaître sur son écran toutes les informations concernant la personne qui est en ligne, et cela  grâce à une base de données équipée de la reconnaissance vocale. Si le correspondant figure sur la « liste noire » de la banque, le système en avertira l’opérateur immédiatement. 

Les dispositifs dotés de la reconnaissance faciale sont aussi utilisés pour assurer la sécurité sur des sites à forte concentration humaine comme les stades, les concerts, les manifestations à l’échelle d’une ville, etc.  Les dispositifs multimodaux permettent d’identifier instantanément les individus par le son de leur voix ou la forme de leur visage. Ils sont avant tout destinés aux services de sécurité. Les technologies utilisées par le « SmartTracker » fonctionnent quels que soient le pays, la langue ou l’accent.

Fondé en 1990 à Saint-Pétersbourg « sur un coin de table », STC compte désormais parmi ses clients le FSB (la sûreté), le ministère de la Défense et beaucoup d’autres structures en Russie et dans le monde. L’entreprise élabore également un dispositif spécial pour le centre d’innovation de Skolkovo et Innokenti Dementiev, directeur exécutif de « STC Innovations », explique que le choix de s’installer à Skolkovo a pour but de faciliter l’accès au marché international :  « En tant que résidents, nous pourrons profiter d’un ensemble d’avantages fiscaux et administratifs. À l’automne 2011, nous avons reçu une subvention de près de 1,5 millions d’euros de la Fondation Skolkovo pour développer un dispositif biométrique multimodal d’indentification vocale ou faciale. Elle nous a permis de mettre en place une équipe de recherche, notamment en intégrant dans nos travaux des spécialistes et experts américains ».

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