Gazprom et Total pourraient produire du gaz en Israël

Le gisement Léviathan, découvert en 2010, contient selon les données préliminaires 453 milliards de mètres cubes de gaz. Crédit photo : Getty Images / Fotobank

Le gisement Léviathan, découvert en 2010, contient selon les données préliminaires 453 milliards de mètres cubes de gaz. Crédit photo : Getty Images / Fotobank

Gazprom et Total pourraient se lancer dans la production de gaz en Israël. Les chances de Gazprom de participer au projet Léviathan sont assez élevées. Israël voit dans la compagnie russe l'un des plus sérieux candidats afin de participer à la mise en valeur du vaste champ pétrolier. Le français Total pourrait également faire partie de la coentreprise.

Le groupe israélien Delek Energy, contrôlée par l'homme d'affaires Yitzhak Tshuva, a indiqué avoir réalisé des progrès dans la sélection de nouveaux investisseurs pour la mise en valeur du champ Léviathan. L'opérateur de la coentreprise est l'américain Noble Energy, avec une part de 39,66%, les filiales de Delek Energy (Delek Drilling et Avner Oil) possèdent 22,67% du projet, et Ratio Oil Exploration en détient 15%.

Le journal indique que les partenaires ont besoin d'un investisseur étranger sérieux, capable de fournir le financement du projet et possédant de l'expérience sur le marché du GNL. La plupart du gaz produit sera exporté. Les sociétés ont déclaré que les candidats les plus sérieux pour l'entrée dans le projet étaient actuellement le russe Gazprom et le français Total.

Le gisement Léviathan, découvert en 2010, contient selon les données préliminaires 453 milliards de mètres cubes de gaz. La production devrait y commencer en 2016. Gazprom a lancé des négociations sur son adhésion au projet au printemps 2012. Les parties ont examiné trois options en vue de la coopération. Selon la première, Gazprom sera un partenaire au sein du consortium pour la mise en valeur du champ. La deuxième option est que le monopole russe achète du gaz produit par Léviathan en vue de sa distribution dans les pays de la Méditerranée et de l'Extrême-Orient. La troisième option est une combinaison des deux premières : un partenariat dans le consortium pour la mise en valeur du champ avec préachat de gaz.

La découverte du gisement a considérablement modifié la position d'Israël, faisant passer le pays du statut d'importateur à celui d'exportateur potentiel de gaz. Dans le même temps, la découverte a remis en cause les plans initiaux de Gazprom visant à exporter du gaz vers le pays par le gazoduc Blue Stream-2, qui a par la suite été suspendu. Mais le monopole n'a pas abandonné les tentatives de pénétrer le marché israélien. En 2010, la compagnie russe a négocié la création d'une joint-venture avec une société israélienne.

L'analyste  de Raiffeisenbank Andreï Polichtchouk a souligné que, généralement, la participation d'investisseurs étrangers de cette ampleur prévoyait que le titulaire de la licence se réserve le bloc de contrôle. Toutefois, il n'a pas exclu que les entreprises israéliennes partagent leur part dans le projet. Il est cependant peu probable que Gazprom se contente d'une participation minoritaire. Il semblerait probable que le géant russe insiste sur une participation de 25%.

 Texte original disponible sur le site rbcdaily.ru.

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