Une bataille d'eau à Moscou

Crédit : Renat Douniachov

Crédit : Renat Douniachov

Depuis deux semaines à Moscou il fait très chaud, mais tous les Moscovites ne peuvent pas se permettre d'abandonner leur capitale bien-aimée pendant le weekend. La question se pose de comment passer son temps libre, si possible en se baignant. Comme toujours, la meilleure décision n'est pas venue à m'esprit de nos dirigeants, mais elle a vraiment été du goût des Russes.

La veille, 5 août, le flash mob « La grande bataille de l'eau » a eu lieu pour la seconde fois déjà à la fontaine de l'Amitié des peuples au VDNKh. Si les premières batailles d'eau ont réuni au total environ 200 personnes, hier plus de 500 personnes sont venues s'arroser avec des seaux entre amis et inconnus. Cette fois-ci des règles ont même été mises en place : les gens étaient divisés en deux équipes, en t-shirts blancs et en t-shirts de couleur, qui se sont douchés l'une l'autre avec des seaux, des pistolets à eau et des bouteilles. Les principales conditions de la bataille de l'eau étaient des chaussures confortables et non glissantes, des vêtements séchant rapidement ou une maman/grand-mère patiente qui attend avec des vêtements secs, et une bonne humeur.

Mais ceux qui photographiaient et filmaient devaient être sur leurs gardes et ne pas tourner le dos, sinon ils pouvaient être aspergés avec l'eau de la fontaine toute proche, et les appareils en même temps. A l'origine, l'idée de la bataille d'eau est venue de la tradition de la célébration de Songkran ou du Nouvel an thaï, fêté le 13 avril, quand les jeunes s'aspergent les uns les autres d'eau. Cette fête trouve ses racines dans l'Inde antique, d'où vient aussi le mot emprunté «Songkran», qui signifie en sanskrit « passage », dans ce cas le changement de saison. L'adoption pour ce festival du fait de s'asperger d'eau symbolisait l'appel au début de la saison des pluies afin de recevoir une bonne récolte de riz.

Aujourd'hui ce n'est pas en avril et Moscou n'est pas la Thaïlande, mais c'est la même idée, celle que l'on peut impunément et même avec joie jeter un seau d'eau très rafraichissant à quelqu'un. Voilà donc des centaines de jeunes et de moins jeunes qui se rassemblent le weekend avec des bassines, des pistolets à eau, des seaux et d'autres récipients à la Grande bataille d'eau.

Trouvez le texte original (en russe) sur le site de Rossiyskaya Gazeta.

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