Le cimetière russe à Nice au bord de la fermeture

Crédit photo : Nicolaï Mazepa

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La restitution à la Russie de la cathédrale Saint-Nicolas de Nice a débouché sur un désastre financier pour le cimetière orthodoxe russe Caucade. Après le changement de propriétaire, l'association religieuse ACOR de la ville de Nice a perdu sa source de financement. Le cimetière orthodoxe russe Caucade pourrait fermer en raison des difficultés financières qui ont surgi suite au transfert de Cathédrale Saint-Nicolas de Nice à son propriétaire historique, la Russie.


Ainsi, sur le site officiel de l'ACOR, sa secrétaire Tatiana Chirinsky Abolin explique que suite au changement de propriétaire en décembre 2011, la Cour d'appel d'Aix-en-Provence a ordonné d'annuler le droit d'entrée de 3 € afin de visiter dans la cathédrale. Jusqu'à une date récente, ce montant était en fait la seule source de revenus de l'association, qui pendant » 90 ans s'est chargée de soutenir l'héritage orthodoxe russe à Nice ». Selon ACOR, en 2010, le nombre de visiteurs de la cathédrale Saint-Nicolas a atteint 103.000 personnes, ce qui a rapporté à l'association 287.000 euros de recettes. En raison de l'absence de revenus financiers, ACOR a été contraint de licencier le seul gardien du cimetière orthodoxe russe Caucade fondé dans la banlieue ouest de Nice en 1867.

Parmi les 900 tombes de 3.000 citoyens russes forcés d'émigrer vers la France après les événements de 1917 en Russie, figurent les tombes du général Nikolaï Youdenitch, d'Ekaterina Catherine Dolgoroukova (épouse de l'empereur Alexandre II), du poète et critique Gueorgui Adamovitch, et du colonel Alexander Raïevski. En conséquence, l'un des principaux monuments de l'émigration russe en France est maintenant ouvert aux visiteurs deux fois par semaine.

Trouvez le texte original sur le site Kommersant.

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