L'incarcération de Pussy Riot prolongée de six mois

Trois membres du groupe avaient été arrêtés (de g. à dr.) : Ekaterina Samoutsevitch, Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina. La durée de leur détention a été plusieurs fois prolongée. Crédit photo : Reuters / Vostock Photo

Trois membres du groupe avaient été arrêtés (de g. à dr.) : Ekaterina Samoutsevitch, Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina. La durée de leur détention a été plusieurs fois prolongée. Crédit photo : Reuters / Vostock Photo

Le tribunal de Khamovnitcheski a prolongé la durée de l'incarcération des jeunes filles du groupe punk Pussy Riot jusqu'au 1er janvier 2013. Comme prévu, le tribunal décidera lundi 23 juillet d'une date pour l'examen de l'affaire au fond.


Dans la matinée de vendredi, la police de la capitale a renforcé la sécurité du tribunal de Khamovnitcheski, où ont commencées les auditions préalables de l'affaire judiciaire impliquant les membres de Pussy Riot.


Six cars de la police ont pris place depuis le matin à proximité du batiment du tribunal. La circulation de la rue dans laquelle se trouve le tribunal a été fermée, et les entrées dans le bâtiment du tribunal étaient limitées.

Une barrière métallique était disposée à 15m du bâtiment, que seuls les membres du tribunal étaient autorisés à franchir. Vers midi les accusées ont été amenées au tribunal. L'examen de l'affaire contre les jeunes filles s'est tenu dans une salle voisine de celle dans laquelle avait été prononcée la seconde condamnation des anciens dirigeants de la société Ioukos, Mikhaïl Khodorkovski et Platon Lebedev. Les avocats des accusées, Mark Feiguine, Nikolai Volkov et Violetta Polozova, ont raconté sur Twitter les détails de ce qui se passait dans la salle d'audience.

Finalement, la cour a prolongé la durée de l'incarcération des jeunes filles jusqu'au 1er janvier 2013. Comme prévu, le tribunal décidera le 23 juillet d'une date pour l'examen au fond de l'affaire et rendra sa décision sur la demande de la défense des accusées.


La défense a l'intention de contester la décision de prolongation de détention. Selon M. Feiguine, le tribunal a refusé d'écouter les arguments de la défense et de prendre n'importe quelle autre mesure préventive, n'entraînant pas de privation de liberté.


Des écrivains et des artistes sont venus vendredi devant le batiment du tribunal de Khamovnitcheski pour soutenir les membres du groupe. Parmi les activistes protestant contre les poursuites judiciaires contre les jeunes filles se trouvaient notamment l'écrivain Boris Akounine, le poète Lev Rubinstein et le caricaturiste Andreï Bilzho.


À 14h, il a été annoncé que deux personnes avaient été remises à la police, une jeune fille et un jeune home. Selon un représentant du service de presse du ministère de l'Intérieur, le jeune homme a présenté aux policiers un certificat de membre surnuméraire d'un obscure journal, fondé par un mouvement socio-politique. Le représentant de la police n'a pas précisé qui sont les détenus, des partisans ou des opposants des jeunes filles de Pussy Riot.


Pendant ce temps les partisans et les opposants des membres du groupe punk Pussy Riot ont discutés violemment devant le cordon de policiers disposé autour du tribunal. Selon le correspondant d'Interfax, le nombre des partisans de Pussy Riot rassemblés devant le cordon dépassait de beaucoup celui des opposants.


Rappelons-nous que le 21 février 2012, quelques membres du groupe punk Pussy Riot, les visages caches par des masques, avaient organisé une action anti-Poutine dans la cathédrale du Christ Sauveur, à Moscou, ce qui avait fait beaucoup de bruit. La police avait ouvert une affaire judiciaire pour hooliganisme. Trois membres du groupe
avaient été arrêtés : Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevitch et Maria Alekhina. La durée de leur détention a été plusieurs fois prolongée.


Les militants pours les Droits de l'Homme ont déclaré que le maximum que méritent les jeunes filles est une pénalité administrative pour hooliganisme léger. Amnesty International considère les trois membres de Pussy Riot comme détenus à cause de leurs opinions.

Texte publié en version courte. Trouvez le texte original sur le site interfax.ru.

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