Des tresses de princesse

Crédit photo : Lori / Legion Media

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Cet été, à Moscou, les tresses sont ultra tendance. Toutes les jeunes filles aux cheveux mi-longs ont décidé de se tresser les cheveux, pour le plus grand bonheur des coiffeurs !
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Dans la Russie ancienne, les jeunes filles avaient pour habitude de tresser leur chevelure. Elles réalisaient des tresses à trois brins au bas de leur nuque, qu’elles agrémentaient de rubans ou de fleurs, au gré des saisons. Une fois mariées, les femmes cachaient leur tresse à l’aide d’un couvre-chef.

Ces tresses simples, ancrées dans la tradition russe, sont désormais délaissées au profit de ce que les coiffeurs appellent les couronnes tressées ou tresses à la grecque qui entourent la tête.

« Ces tresses ne sont pas si compliquées à réaliser, explique Irina, une jeune fille aux beaux cheveux blonds. J’ai suivi les explications précises dispensées par une vidéo sur internet et maintenant, lorsque je souhaite me faire une jolie coiffure, j’opte pour des tresses. »

En effet, Internet héberge d’innombrables vidéos reprenant pas à pas les étapes de la confection de tresses en épi, à la grecque, en forme de queue de poisson, etc. Souvent, les explications sont en anglais et les vidéos ne sont pas sous-titrées.

Les it-girls moscovites associent couronnes de tresses, jupes longues et nu-pieds, à la manière de déesses échappées de la Grèce Antique. 

Réaliser des tresses est également une activité très rentable. Aujourd’hui, presque tous les salons de coiffure proposent leurs services, mais les jeunes filles préfèrent se rendre dans les centres commerciaux où les tarifs sont moins prohibitifs. « Une tresse réalisée dans un salon de coiffure coûte 2000 roubles (environ 60 euros). Dans un centre commercial, le tarif varie entre 300 et 600 roubles (10 à 15 euros) », indique Olga, apprentie coiffeuse.

Des studios spécialisés dans la confection rapide de tresses, où des stylistes s’activent autour de quelques sièges, ont ouvert leurs portes l’an dernier dans presque tous les grands centres commerciaux de Moscou. « Nous travaillons  ici depuis un an. Des fillettes, des jeunes filles, des femmes et même des dames d’un certain âge viennent se faire tresser », explique en riant Evguenia, du studio Voilà. Réaliser une coiffure ne prend pas plus de dix minutes. Evguenia est elle-même coiffée d’une tresse latérale  décorée d’une petite fleur rose.

Si Evguenia n’a pas voulu nous avouer combien de tresses elle réalisait chaque jour, le site internet  de l’entreprise précise que chaque salon accueille quotidiennement entre 80 et 150 clients.

Les tresses rencontrent un tel succès qu’elles suscitent des vocations professionnelles. « Une de mes amies était économiste. À 35 ans, elle a démissionné pour se lancer dans la confection de tresses », raconte Anna, journaliste moscovite. « Au vu de son train de vie actuel, cette activité est plus lucrative. Seul bémol : il y a quelques temps, nous sommes partis en vacances avec tout un groupe de copains et mon amie n’a pas eu le temps de souffler ! Elle a passé la semaine à faire des tresses aux enfants et aux jeunes filles ! »

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