Le Kremlin fait le lien écologie-intérêts du pays

Crédit photo : Dmitri Astakhov/RIA Novosti

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Les activistes, journalistes et particuliers pourront désormais accéder plus facilement aux informations des entreprises et agences gouvernementales en matière d’environnement.

Pour la première fois, le Kremlin reconnaît que « les problèmes écologiques mondiaux liés au changement climatique, à une perte de biodiversité, à la désertification et à d’autres processus environnementaux négatifs » ont un impact sur les intérêts de la Russie. Un rapport publié juste avant que Dmitri Medvedev ne quitte la présidence note aussi le mauvais traitement des eaux, la dégradation des terres agricoles et les quantités croissantes de déchets comme des défis majeurs auxquels le pays se trouve confronté.

Les propositions incluent la promotion « d’une croissance économique axée sur l’environnement », en réduisant radicalement la pollution industrielle pour atteindre les niveaux « d’autres pays développés » et en renforçant considérablement l’éducation en matière d’environnement dans les programmes scolaires.


Les entreprises pourraient se voir imposer des contrôles d’impact sur l’environnement pour tous leurs projets de développement, l’introduction progressive d’un système d’audit environnemental et le tri de tous les déchets.


Le document n’offre aucune estimation des coûts de cette transition vers des normes plus strictes, mais précise que de tels projets seront financés par les budgets fédéral et régionaux, ainsi que par des partenariats public-privé.


Les écologistes ont salué l’initiative tout en précisant que même si la stratégie promet des évolutions, elle offre peu de détails. « Nous accueillons favorablement tout document visant à mettre en place un système de protection de l’environnement », commente ainsi Vladimir Tchouprov, directeur du programme énergétique de Greenpeace Russie. « Malheureusement, le document est très incomplet : même s’il contient de bonnes propositions, aucun passage n’explique concrètement comment elles seront appliquées. Aucun organe ministériel n’est nommé pour superviser ces politiques ; par exemple, le texte est entièrement écrit à la voix passive ».


Mais Tchouprov a chaleureusement salué l’engagement d’inclure les problèmes environnementaux dans les nouvelles mesures d’éducation nationale, point qu’il considère comme une des priorités de la stratégie.

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