Sur la route du succès

Source : archives personnelles

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Les peintures de la jeune artiste Assya All connaissent un franc succès tant en Russie qu’en France. Titulaire de deux diplômes en art, membre du Fonds international de l’Union des peintres, elle a déjà participé à plus de 30 expositions dans de nombreux pays. Ces derniers temps, elle participe activement à l’organisation de l’exposition des peintres russes à Paris.

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Très tôt, alors qu’elle poursuit sa formation académique, Assya All commence à développer son propre style, qu’elle appelle AssosArt. Un courant philosophique et artistique alliant peinture et texte que personne ne prend, à ses débuts, vraiment au sérieux. Pour mieux se faire entendre, l’artiste s’emploie à des créations à caractère décoratif, qui plaisent immédiatement au public parisien. Et pour envoûter le tout Paris, elle se lance dans les illustrations, se créant en un temps record un large portfolio. Jeunes filles à la mode, petites ruelles parisiennes et flacons de parfums attirent un public grandissant sur le blog de la jeune Assya, qu’elle renouvelle quotidiennement.

 

 

Reconnue en France et déjà soutenue par de nombreux amateurs en Russie, Assya comprend très vite qu’elle doit désormais revenir au textuel dans ses peintures. Voilà ce qui la positionne comme une créatrice originale, qui présente un courant artistique nouveau.

 

« Lorsque l’on décide de devenir peintre, la première chose dont on rêve, c’est sans doute de faire un vernissage à Paris. Mais ce but est-il encore d’actualité ? », confie-t-elle.

 

Il y a quelques mois, Assya a présenté une exposition de 10 artistes russes à l’Espace Pierre Cardin, au salon BusinessArt. A première vue, son statut à la fois d’artiste et de galeriste déroute. Mais c’est ainsi. Assya a toujours mené ses projets de façon indépendante, parce que de toute façon, personne ne viendra la chercher.

 

« Avant, les galeristes étaient au plus près des artistes, ils les propulsaient et trouvaient leur intérêt dans la vente des œuvres. Aujourd’hui, il en existe toujours, mais ces galeristes sont inaccessibles, et frapper à leur porte lorsque vous êtes inconnue est quasi impossible. Pour un artiste qui débute, c’est une tâche autrement plus difficile. Les expositions étant payantes, c’est à nous qu’il revient de vendre et de trouver nos propres acheteurs. Toutes les expositions ne proposent pas la vente des œuvres exposées, et lorsque je suis allée à la rencontre des artistes pour le Salon BusinessArt, la question qui revenait sans cesse était celle de la vente des œuvres. Chose que je ne pouvais promettre. »

 

Pour un peintre, la question de la reconnaissance figure en première position. Ce n’est un secret pour personne que le prix d’un tableau dépend du nom de l’artiste. « Un des peintres était persuadé que personne ne lui achèterait ses tableaux, que tout cela ne mènerait à rien, et bien, c’est ce qui s’est passé. Un autre, originaire d’une ville de province, a su se faire si bien connaître dans sa région, qu’il s’est vu invité à Paris. Un troisième enfin, pensait que participer à une exposition à Paris lui apporterait la gloire, mais ses œuvres n’ont pas rencontré le succès escompté à Paris, alors qu’elles se sont bien vendues dès son retour à Moscou ».

 

Parmi les peintres présentés par Assya All, c’est Konstantin Altunin qui a le plus séduit le public français. Un artiste d’Arkhangelsk qui peint des portraits de célébrités françaises. En mai 2011, Assya a également fait exposer au Louvre les œuvres du meilleur aquarelliste d’Amérique, Micha Lenna, un artiste de Saint-Pétersbourg installé à Boston depuis une vingtaine d’année.

 

« Je pense que tout en se demandant si leurs travaux vont se vendre, les peintres doivent comprendre avant tout quel acheteur ils souhaitent toucher. On peut toujours rêver qu’un amateur, venu découvrir par hasard de nouvelles œuvres, aura assez d’argent sur lui pour succomber à un coup de cœur. Ou peut-être les peintres souhaitent-ils que l’on achète leurs œuvres pour leur nom. Dans ce cas, il faut y travailler, et cela passe par les prestigieuses expositions parisiennes ».

 

ArtShopping au carrousel du Louvre, BusinessArt au centre Pierre Cardin, ces salons attirent galeristes et journalistes, et constitue un formidable tremplin pour la carrière d’un peintre. Assya All reconnaît être particulièrement heureuse d’aider les artistes dans ce domaine.

 

Du 8 au 10 juin 2012, Assya All exposera à l’exposition ArtShopping à Paris : « Je présenterai 5 artistes, et bien sûr, j’exposerai moi-même mes travaux. Cependant, l’accent sera davantage mis sur leurs tableaux. J’aurais le plus petit emplacement. J’exposerai un partie de mes travaux, qui se trouvent actuellement dans une galerie française, puis, je les ramènerai avec moi à Moscou. »

 

 

Prochain vernissage :

ArtShopping

Du 8 au 10 juin au Carrousel du Louvre, 2 Place André Malraux, 75001 Paris

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