Le Paris russe de Nikolaï Dronnikov

Crédits photo : service de presse

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Le Musée littéraire de Moscou reçoit l’exposition du peintre, sculpteur et éditeur Nikolaï Dronnikov, considéré comme le peintre le plus russe parmi les peintres français et le plus français parmi les russes.

C’est afin de poursuivre son travail artistique dans un contexte de liberté créatrice qu’il quitta l’URSS pour la France en 1972. Sur sa nouvelle terre d’accueil, il a beaucoup peint Moscou, sa ville natale, les paysages si chers à sa mémoire, ainsi que les lieux de combat de l’armée russe en France lors de la Première Guerre mondiale.

Durant ses années de vie à Paris, Nikolaï Dronnikov a côtoyé les figures qui ont marqué la culture russe du XXe siècle et en a fait une galerie de portraits : dessins et peintures représentant les plus grands, comme Brodski, Rostropovitch, Tarkovski, Achkénazi, Nekrassov, Soljenitsine et bien d’autres.

« Sans la France, je ne serais pas moi. Je n’ai pu réaliser la galerie de portraits dont je rêvais depuis tout jeune qu’en France. Ici, il y a de l’air, de l’espace, et surtout il y avait le matériel nécessaire. En Russie, on me refusait l’entrée à l’Union de peintres car j’étais marié à une française et je ne pouvais m’acheter ni peinture, ni toiles, ni châssis ». D’après ses proches, son appartement parisien est, en plus d’un lieu de vie, un véritable musée. Des tableaux sont même accrochés sur le palier.

« Quand il fut question de mon départ d’URSS, je me suis adressé à Chagall en lui demandant si je devais ou non rejoindre la clandestinité. Et il m’a répondu : « Les peintres clandestins, ça n’existe pas. Il faut grandir en liberté ».

L’exposition « Les visages de l’émigration russe », que le peintre présente à Moscou, est consacrée aux femmes. « D’abord, c’est le printemps et c’est la saison des fêtes des femmes. Et puis je leur dois beaucoup, elles ont joué un rôle essentiel dans ma vie ».

L’exposition se tiendra du 29 février au 30 mars 2012.


Pour plus d'infos : www.goslitmuz.ru

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