À la recherche de partenaires russes : les milliardaires sont les bienvenus

Crédits photo : Maria Afonina

Crédits photo : Maria Afonina

Du 28 au 30 novembre, au théâtre Ecole d’art dramatique de Moscou, s’est tenu le Salon annuel Art de vivre à la française.

Dans le bâtiment à l’architecture complexe, entre les méandres et les escaliers, 57 entreprises se sont réunies pour incarner l’excellence française dans le domaine de l’aménagement d’intérieur.

Selon l’organisatrice du festival et responsable du secteur habitat-parfumerie-cosmétiques d’Ubifrance, Kira Hosany, l’objectif du Salon était cette année de « mettre en place un espace de confort optimal pour la rencontre et la collaboration de professionnels français et russes ».

Certaines sociétés avaient déjà répondu présent les années passées : les vitrages Barthe Bordereau, la maison de ferronnerie d’art Arden Métal ou les tapis et tapisseries d’art Manufacture d’Aubusson Robert Four.

Thierry Prieur, patron d’Arden Métal, nous parle de ses contrats avec Moscou, obtenus à l’exposition de 2009 : une véranda de 100m2 dans une résidence en plein centre ville, près de la statue de Pierre Le Grand et une rampe d’escalier de style Louis XIV avec ornement en bronze doré 24 carats. En montrant les esquisses qu’il a lui-même dessinées, Prieur avoue s’être inspiré des travaux d’Edgar Brandt.

En France, Arden Métal a en charge la restauration de l’église Notre-Dame de Calais, fortement endommagée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale.

Les représentants de la Manufacture d’Aubusson, quant à eux, racontent avec une fierté affichée la commande par un milliardaire russe d’un tapis de 420m2. Preuve, s’il en est,  que les produits de luxe français suscitent un vif intérêt chez les Russes fortunés.

Les organisateurs ont, cette année, élargi le champ de l’exposition en intégrant au Salon la notion d’échange artistique, mettant en valeur le lien culturel et historique entre les deux pays.


Evgenia Miro, créatrice et styliste d’origine ukrainienne vivant et travaillant à Paris depuis 2007, a été particulièrement plébiscitée. Elle compte à son actif plus de 50 collections aussi bien personnelles que collectives, notamment avec des marques comme Hermès, Pierre Frey ou Emaux de Longwy. Son thème de prédilection : folklore et symbolisme. « Sur le carré Hermès « Zabavouchka » sont représentés 17 chevaux, symbole d’immortalité », explique Evgenia.  Le nom Zabavouchka n’est pas non plus anodin : c’est le nom du musée des jouets folkloriques à Moscou qui l’a inspiré pour la création de ce foulard.

Les visiteurs ont pu apprécier d’autre part les réalisations de la maison Henryot et Compagnie ayant reproduit, d’après les archives, un guéridon et un fauteuil du cabinet érotique de l’impératrice Catherine II de Russie, ainsi qu’une exposition de mobilier Art déco présenté par la compagnie Transatlantique et des tableaux de Paris peints par des artistes russes.

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