Révolution de palais en Russie

Crédits photo : Claude Mizraki.

Crédits photo : Claude Mizraki.

Avec les Saisons gastronomiques russes en France, cette exposition d’art culinaire gastronomique, la Russie s’ouvre un peu plus à l’Europe.

Les plats russes traditionnels, simples, campagnards, comme le borchtch, les pirojki et les blinis, sont succulents et on ne s’en lasse pas. Mais alors, pourquoi les restaurants russes de Paris et d’ailleurs, y compris des institutions comme le Raspoutine, situé tout près des Champs-Elysées, mettent-ils la clé sous la porte ? Surout quand, dans le même temps, les restaurants géorgiens semblent prospérer.

La raison en est, peut-être, que même les plats simples, pour être bons, doivent être préparés par de véritables chefs. Dans les restaurants, un bon cuisinier : voilà la véritable clé du succès.

Avec les Saisons gastronomiques russes en France, voilà que l’on peut enfin goûter à la bonne et fine cuisine d’un pays qui a toujours fasciné les Français. Avec cette exposition d’art culinaire gastronomique, la Russie s’ouvre un peu plus à l’Europe.    

À la recherche du temps perdu

Les Saisons russes ont débuté en 1862, sous l’impulsion d’Alexandre III, et ont été organisées tous les dix ans jusqu’en 1912. L’idée de renouveler cette initiative, goûteuse mais pas forcément coûteuse, revient à une jeune femme russe, linguiste de formation, Natalia Marzoeva.

La cuisine russe a influencé la cuisine française. André Daguin, chef des métiers de l’industrie hôtelière, souligne que les Russes ont profondément marqué l’ordonnancement des repas en France et dans toute l’Europe. « Le chaud est servi après le froid, et non simultanément. Dès le XIXème siècle, caviar, vodka et poisson fumé ont fait irruption dans les menus français. »

Ayant terminé ses études dans une prestigieuse école de langues de Moscou, engagée en 2004 par Fauchon avec pour mission d’exporter des produits français de Fauchon en Russie, elle a fait connaître ce roi français des traiteurs de luxe aux Russes.

Les années passées chez Fauchon ont conforté Natalia dans sa foi en la grande cuisine. « La cuisine haut de gamme n’est pas l’apanage de la France, elle existe aussi en Russie et c’est dommage que la grande cuisine russe soit si méconnue en France. Je vais tâcher d’y remédier ! La gastronomie fait aussi partie de notre culture nationale. » Natalia fait revivre cette tradition avec l’ambition de rattraper le temps perdu. En effet, elle prévoit d’organiser la semaine de la gastronomie russe chaque année.

Une longue tradition goûteuse


Crédits photo : Claude Mizraki.

L’an dernier, les Saisons russes ont connu un succès mérité à Paris, à l’hôtel Crillon. Cette année, elles ont eu lieu à Cannes, au restaurant Parc 45 du Grand Hôtel.

L’une des règles principales de cet évènement gastronomique est d’associer un chef russe et un chef français. A Cannes, la paire était formée par Dmitri Shurshakov, chef cuisinier du restaurant Tchaïka de Moscou, classé parmi les 100 meilleurs restaurants de la revue The Best 100 restaurants in the World, et par Sébastien Broda, le chef étoilé du Parc 45.

 

L’association des deux chefs s’inscrit dans une longue tradition historique. En effet, depuis Pierre le Grand et surtout depuis Catherine II, tout Russe bien né et un peu fortuné se devait d’avoir un cuisinier français, de parler et d’écrire couramment le français.

 

La qualité est bonne pour la santé


Brillat-Savarin, haute autorité gastronomique, se dit heureux que les Saisons russes soient là pour présenter et faire connaître la nouvelle cuisine russe dont les chefs de file, se basant sur la cuisine traditionnelle, élaborent des plats non seulement variés et raffinés, mais aussi bons pour la santé.

 

La nouvelle cuisine russe répond à toutes les règles de la vie moderne. Ses champions sont diplômés des grandes écoles de cuisine à Paris et à Londres et possèdent un bagage intellectuel considérable, qui leur permet d’appréhender avec brio les techniques d’une cuisine moderne et saine.

 

Les plats russes, pendant la Semaine de la gastronomie Russe, sont accompagnée de cognac Hennessy et de champagne Louis Roederer. Tous les ingrédients sont réunis pour que les Saisons russes vivent longtemps, et fassent un peu mieux connaître la Russie et sa gastronomie !

 

Cette année les Saisons gastronimiques vont faire une vraie tournée de la côté avec des manifestations à Nice et Monaco. Retrouvez les dates et les contacts dans l’affiche: https://larussiedaujourdhui.fr/articles/2011/07/25/les_saisons_gastronomiques_franco-russes_2011_12532.html

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