Les médicaments français bien placés

Patrick Aghanian, directeur général de Sanofi Aventis Russie. Crédits photo : Kommersant

Patrick Aghanian, directeur général de Sanofi Aventis Russie. Crédits photo : Kommersant

La Russie livre une bataille contre l’industrie pharmaceutique basée en Europe de l’Est

La concurrence est-elle forte sur les appels d’offres publics sur le marché de l’insuline ?


Bien sûr. Nous sommes en concurrence avec tous les acteurs, qu’ils soient russes ou étrangers. Actuellement, nous détenons 30% des parts publiques dans le programme des médicaments remboursés.


Les produits que votre compagnie s’apprête à produire existaient-ils déjà sur le marché russe ?


Oui. Ces médicaments sont déjà populaires sur le marché russe et rencontrent une forte demande. Mais auparavant, ces produits étaient importés. À la fin du troisième trimestre 2010, Lantus est passé numéro un dans la commercialisation de l’insuline, avec 25% de parts du marché de l’insuline et 44% de l’insuline basale.


Les nouvelles réglementations de cette année ont-elles influencé l’activité de votre entreprise ? Comment percevez-vous l’introduction du contrôle des prix par l’État ?


Le contrôle réglementaire fait partie intégrante de l’industrie pharmaceutique. Il s’agit d’un secteur sensible de l’économie qui sera toujours contrôlé par le gouvernement, non seulement en Russie, mais partout dans le monde. Notre activité a bien évidemment été touchée par les nouvelles réglementations. Il est difficile de dire si les contrôles sont en cause ou non. Jusqu’en 2008, le marché pharmaceutique russe a connu un essor plus fort que la Chine, avec un taux de croissance de 20% contre 18% pour le marché chinois. Les experts prévoient maintenant que la croissance de la Chine sera supérieure. Nous voudrions que le marché russe continue d’attirer les entreprises internationales. Il serait dommage que nos experts fassent des conclusions hâtives et erronées, surtout lorsqu’on voit la croissance rapide de la Chine, du Brésil et de l’Inde.


Entretien paru dans RBC Daily

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