« C’est maintenant ou jamais! »

Le marché financier russe a retrouvé tout son potentiel, estime Alexandre Scheglov, directeur général de la banque Zerich Capital Management

La crise est-elle passée ?

D’après tous les indices objectifs – chiffres d’affaires, niveau des prix, etc. –, on peut dire sans crainte que le marché boursier russe est sorti de la crise. Pendant cinq à dix ans nous assisterons à une progression du marché, jusqu’à la prochaine crise. C’est le bon moment de faire des investissements à long terme. C’est maintenant ou jamais qu’il faut entrer en bourse pour prendre des positions solides.

Il est évident que le marché ne va pas croître de façon homogène, des corrections importantes sont possibles. Le climat est créé ici par les spéculateurs, il y a peu d’investisseurs à long terme, il n’y a personne pour contenir la volatilité. Des baisses ou des hausses de 30% sont normales sur le marché russe.

Pourquoi l’indice RTS est-il inférieur d’un quart par rapport à son niveau d’avant-crise ?

Une bulle s’était formée avant la crise. Dès 2007, certains experts mettaient en garde contre une surévaluation massive. En 2008, tout le monde a compris que la situation était malsaine, mais les investisseurs avaient du mal à croire à l’effondrement du marché dans une situation de croissance continue. C’est pourquoi la chute fut aussi brutale.

Il faut se préparer à un retour aux mêmes niveaux élevés qu’avant. Cela ne se produira pas en une ou deux années. Ce que nous observons actuellement est déjà un très bon niveau.

Quelles sont les valeurs intéressantes pour les investisseurs ?

Celles qui sont liées à la consommation. Ce secteur a souffert de problèmes d’endettement, mais du point de vue du volume des ventes, le secteur est déjà sorti de la crise. Le pouvoir d’achat commence à se rétablir. De plus, la part du commerce de détail organisé n’est pas aussi élevée en Russie qu’en Europe. C’est pourquoi, même si les revenus de la population n’augmentent pas, les grandes compagnies vont progresser grâce à l’absorption de plus petits concurrents.

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