Le Carrosse Vert d’Oleg Assadouline au Majestic Passy

18 juin 2017 Maria Tchobanov
Ciné-club « Passy-Moscou, Regards sur le cinéma Russe contemporain » continue de familiariser le public français avec le cinéma russe actuel. Le 27 juin, le club diffusera Le Carrosse Vert d’Oleg Assadouline, un drame basé sur une histoire réelle qui se passe dans la famille d’un cinéaste connu.
Carrosse Vert
Crédit : Kinopoisk.ru

Le Carrosse Vert est un film qui parle du monde du cinéma et met en lumière la « déformation professionnelle » du cinéaste, qui vit les moments les plus tragiques de sa vie comme des séquences, plus ou moins réussies, d’un film. Or, la vie réelle n’est pas le cinéma et le « happy end » n’est pas toujours au rendez-vous.

Le personnage principal, le réalisateur à succès Vadim Raevsky, mène une double vie : d'un côté ses prix cinématographiques, une nomination possible pour un Oscar, l'attention des belles femmes et de l'autre – une vie de famille sclérosée et un fils pour qui il n’y a jamais de temps.

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Son fils Artiom est un étudiant très prometteur d’une école de cinéma qui aspire à devenir réalisateur, comme son père. Depuis son plus jeune âge, il fixe sur une pellicule des fragments de la vie de sa famille. Une vie très heureuse et pleine d’amour au début, qui se dégrade peu à peu à la fin du film qu’il a monté à partir de ces enregistrements. Le garçon, encore très fragile psychiquement et encore trop jeune pour accepter la désintégration de sa famille, cherche désespérément à parler avec son père, toujours occupé. Un jour il se jette dans le vide.
 
Avec la mort de son enfant, Raevsky se lance en quête de réponses pour savoir pourquoi une telle tragédie lui est arrivée. Est-il trop tard pour tout ? Au fil des rencontres avec des gens qui faisaient partie de la vie de son fils, il commence à se rendre compte qu’il était le principal coupable.

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La « déformation professionnelle » devient dans Le Carrosse Vert  la principale force motrice du récit. Le héros du film vit les moments les plus pénibles dans deux dimensions différentes : en tant que principal protagoniste, et en tant que réalisateur-observateur.


En tant que professionnel, Vadim est capable de distinguer la sincérité à l’écran du jeu destiné au public. Son sens de l’autocritique le harcèle, lui reprochant le manque de profondeur de sa tristesse face à la mort de son fils, et sa déception face à ses amis et ses proches.

L'action se déroule lentement, mais la tension interne tient le spectateur en haleine jusqu’au final inattendu qui donnera à Vadim Raevsky une chance de modifier la copie de son « film » à lui. Le spectateur quitte la salle avec l'espoir que parfois il suffit de très peu pour TOUT changer.

Le 27 juin à 20h30 au Majestic Passy
Le Carrosse Vert, en VOSTF
18/20 rue de Passy – 75016 Paris

La projection sera présentée et suivie d’une discussion avec Eugénie Zvonkine, critique de cinéma et spécialiste du cinéma russe. À partir de 19h30, verre offert aux personnes munies de billets pour la séance, et spécialités russes payantes proposées par le traiteur « Da-Niet ».

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