La « surprise » du huitième œuf de Fabergé refait surface

Le musée Fabergé de Saint-Pétersbourg.

Le musée Fabergé de Saint-Pétersbourg.

Igor Russak/RIA Novosti
La découverte a été fait par hasard par des chercheurs préparant un catalogue

La « surprise » contenue à l’intérieur du huitième œuf de la série pascale Impériale de Fabergé, que l’on a longtemps crue perdue, a été découverte par hasard par des chercheurs préparant le nouveau catalogue de la Collection Royale britannique. La curatrice en chef de la Collection Royale britannique, Caroline de Guitaut, en a fait l’annonce au public pour la première fois lors d’une conférence scientifique au Musée Fabergé de Saint-Pétersbourg.

Crédit : musée Fabergé 

« Le filet de diamant », huitième œuf de la Série Impériale, a été commandé par Alexandre III en cadeau à son épouse, l’impératrice Maria Fiodorovna, pour la fête de Pâques 1892. La coquille de l’œuf a été découpée dans une pierre translucide de couleur vert pomme incrustée de diamants. À l’origine, l’œuf avait un socle en argent ou en or orné de chérubins. Il est généralement admis qu’ils symbolisaient les trois fils du couple impérial, Nikolaï, Mikhaïl et Gueorgui. On sait également qu’une surprise se trouvait à l’intérieur de l’œuf : un petit éléphant à remonter. Sa description se trouve dans les livres de comptes de Fabergé, et a été traduite en anglais. Après la Révolution, l’œuf fut confisqué, puis vendu à l’étranger quelques années plus tard pour faire partie de plusieurs collections privées. Il resta en possession de la famille MacFerrin aux Etats-Unis, mais la figurine-surprise fut perdue.

Les chercheurs britanniques ne savaient pas précisément d’où provenait l’éléphant qu’ils avaient entre les mains, et les restaurateurs ont donc décidé de démonter la figurine.

Crédit : musée Fabergé 

« Un fragment de la tourelle de l’éléphant était manquant », raconte Mme de Guitaut. « Manifestement, il était simplement tombé à cause de l’usure du métal. Mais nous avons eu ainsi la possibilité de regarder l’intérieur de la figurine. Lorsque nous avons retiré la partie supérieure de la tourelle, mon cœur a failli s’arrêter : il y avait le poinçon de Fabergé ! C’est ainsi que nous avons eu la preuve de l’authenticité de notre découverte ».

Cependant, le mystère reste entier en ce qui concerne la façon dont cette figurine s’est retrouvée en possession de la Collection Royale britannique. D’après l’une des versions, le roi George V l’aurait achetée en 1935.

Texte original publié sur le site de Rossiyskaya Gazeta

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