La Semaine du cinéma russe à Paris

Scène du film Il est difficile d'être un Dieu. Crédit photo : kinopoisk.ru

Scène du film Il est difficile d'être un Dieu. Crédit photo : kinopoisk.ru

La XIIème Semaine du cinéma russe se déroulera cette année du 12 au 18 novembre aux cinémas l'Arlequin, Le Reflet Médicis et La Majestic Passy à Paris. Soutenu par le ministère russe de la Culture, cet événement marquant la vie culturelle parisienne a pour but de présenter au public les meilleures réalisations du cinéma russe ayant marqué l'année.

Cette année, 18 films, dont 14 longs métrages, deux documentaires et deux films d'animation en version originale et sous-titrés en français, seront diffusés dans le cadre de la XIIème Semaine du cinéma russe à Paris. Une bonne part de ces œuvres cinématographiques ont déjà « gagné la reconnaissance (…) et obtenu des prix prestigieux dans des festivals internationaux », précisent les organisateurs de la manifestation.

En prévision de la tenue de cette « grande messe » du cinéma russe, RBTH vous propose une sélection de dix films à ne pas rater.

Classe d'inclusion d'Ivan Tverdovski (drame)

Récompenses : Meilleur début du 25e Festival national du cinéma Kinotaure, à Sotchi

Source : kinopoisk.ru

La classe d’inclusion est un ghetto scolaire artificiellement créé pour les enfants « ayant des problèmes ». Les personnages du film sont au seuil de la vie d’adulte. C’est leur dernière chance de changer leur destin. Ils vont découvrir le premier amour, les premières rivalités et la première trahison… En parlant de son film, le réalisateur Ivan Tverdovski dit : « C’est l’histoire non pas d’une école, mais d’un milieu social très complexe. Ces gens n’ont aucun choix. Ils sont dans un piège, d’où il est impossible de sortir ».

Léviathan d'Andreï Zviaguintsev (drame)

Récompenses : Meilleur scénario au 67e Festival de Cannes, Grand-Prix du 32e Festival international du film de Munich

Source : kinopoisk.ru

Quatrième long-métrage du réalisateur, ce film consacré au destin d’un homme se trouvant au croisement des intérêts de l’Individu, de l’Église et de l’État, nous renvoie au Traité éponyme de Thomas Hobbes et au Livre biblique de Job. Cette histoire a pour lieu une petite ville du Nord, au bout du monde. Le personnage principal, Nikolaï, travaille et vit sur la terre que ses parents lui ont laissée en héritage, mais l’État en la personne du maire de la ville tente de le priver de son droit sur cette terre.

Je serai près de toi de Pavel Rouminov (drame)

Récompenses : Grand-Prix du 23e Festival national du cinéma Kinotaure (Sotchi) 

Source : kinopoisk.ru

Inna est une jeune femme qui a vraiment le sens de l’humour. Elle est gérante d’un restaurant, elle a su à juste titre gagner l’estime et l’amitié de ses collègues. Mais aussi elle a un fils de six ans, Mitia, qu’elle élève seule et qui est la personne la plus importante dans sa vie. La mère et l’enfant ont des relations pleines de tendresse, de gentillesse et d’attention. Soudain, le malheur frappe la petite famille : Inna est atteinte d’une maladie incurable. Maintenant, ce qui importe à Inna est de trouver de nouveaux parents pour son fils, sinon l’enfant sera un orphelin seul au monde.

Il est difficile d'être un Dieu de Alexeï Guerman (drame/science-fiction)

Récompenses : Evènement de l'année cinématographique, selon la Guilde russe de critiques de cinéma

Source : kinopoisk.ru

Dans un futur lointain, un groupe de chercheurs est envoyé sur la planète Arkanar, où règne un système féodal. Le but des chercheurs est d’aiguiller doucement la société extraterrestre vers une voie humanitaire de développement. Leur mission se trouve entravée par un code de conduite qui leur interdit de s’immiscer dans la vie d’une autre planète, ainsi que de prendre parti pour qui que ce soit. Il leur est également interdit de tuer. Mais à la suite d’événements sanglants, le personnage principal Don Roumata d’Estor fait un choix : sauver de la mort les intellectuels locaux.

La Soif de Dmitri Tiourine (drame)

Récompenses : Diplôme Spécial du Jury aux acteurs masculins du film, au 24e Festival national du cinéma russe Kinotaure

Source : kinopoisk.ru

Dans la vie de Kostia, il y a deux périodes : « avant » et « après » la Tchétchénie, d’où il est revenu défiguré physiquement et moralement. Ses amis l’ont sauvé, les médecins lui ont sauvé la vie, mais il n’y reste rien – sa vie est vide. Il vit seul, assouvit sa soif à la vodka et dessine. La disparition de Sergueï, son ami d’armée, déclenche un étrange mécanisme, grâce auquel Kostia reviendra à la vie...

Le Lichen des Caribous de Vladimir Toumaev (drame romantique)

Récompenses : Prix du public du 36e Festival international du film de Moscou

Source : kinopoisk.ru

L’histoire se déroule dans la toundra du Grand Nord. Afin de représenter de manière authentique le quotidien et les traditions du peuple nenets, le film a été tourné au-delà du Cercle polaire, dans le district autonome de Iamalo-Nénétsie. Le jeune Nenets Aliocha se marie pour céder à l’insistance de sa mère : le foyer familial ne doit pas être vide. Mais son cœur bat pour Aniko partie il y a dix ans vivre sur le continent. Pourtant, chaque jour, Aliochka attend son amour impossible…

Poddubny de Gleb Orlov (film biographique)

Source : kinopoisk.ru

Ce film raconte la vie du légendaire athlète russe Ivan Poddoubny, six fois champion du monde de lutte française dite « gréco-romaine ». Le tournage s’est déroulé dans 4 pays et 7 villes, dont Saint-Pétersbourg, Paris, Kiev. Mikhaïl Poretchenkov s’est entraîné pour se préparer au rôle et, au début du tournage, il avait pratiquement la carrure du célèbre lutteur. L’acteur n’avait pas de doublures ; dans le film, tous ses adversaires sont des lutteurs professionnels.

Le test de Alexandre Kott (drame)

Récompenses : Grand prix et Prix Meilleure image du 25e Festival national du cinéma Kinotaure (Sotchi)

Source : kinopoisk.ru

Drame sans paroles sur le quotidien des gens vivant dans les steppes du Kazakhstan et n’ayant pas conscience que, bientôt, Semipalatinsk, non loin de l’endroit, où ils habitent, servira de théâtre au premier essai de la bombe à hydrogène. Ils vivent dans la steppe. Un père et sa fille. Rien ne peut rompre l’ordre éternel des choses : chaque matin, le père part travailler. Elle, elle reste seule. À attendre son père et à aimer.

Extase de chien de Ivan Tverdovski (documentaire)

Récompenses : Lauréat de la 12e édition du Prix national « Branche de laurier » dans le domaine des documentaires et des films télévisés. Prix du Jury du 20e Festival national des films d’étudiants et débutants Sainte-Anne

Source : kinopoisk.ru

Le personnage du film est un Moscovite, un adolescent parmi tant d’autres. Il mène la vie tout à fait ordinaire d’un adolescent à Moscou : école, amis, football, clubs, premier amour. Sauf qu’il est un adepte du jeu « Extase de chien », auquel, pourtant, il n’a pas joué depuis longtemps. Mais aujourd’hui, il va de nouveau essayer.

Mon élan personnel de Léonid Chmelkov (dessin animé)

Récompenses : Prix spécial du jury du programme « Generation Kplus » de la 64e Berlinale

Source : kinopoisk.ru

Ce dessin animé parle d’une manière originale et spirituelle des relations entre un père et son fils. Le petit Micha passe ses week-ends avec son père. Il a un rêve. Micha veut rencontrer un vrai élan. L’élan est toujours dans les parages, mais le petit garçon n’arrive jamais à le voir...

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